Economie : “Pour l’avenir du CFA, il revient aux décideurs politiques d’en décider”, Abbas Mahamat Tolli

Le 26 juillet courant, le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Abbas Mahamat Tolli a animé un master class à l’Ecole nationale d’administration (Ena) du Tchad. La question de l’avenir du franc CFA n’a pas échappé aux énarques.

Utilisé dans 15 pays d’Afrique, le franc CFA est considérée de nos jours comme une monnaie sujette à débats. Pour les uns, elle est un vestige de la colonisation française et un instrument de stabilité pour les autres.

Le franc CFA est fixé à la monnaie européenne par une parité fixe (655 francs pour un euro). Paris s’engage à assurer la convertibilité de façon illimitée. Les pays de la zone franc mettent en commun leurs réserves de change et en déposent 50 % sur un compte d’opération, logé à Paris.

La zone franc CFA regroupe en fait trois devises : le franc d’Afrique de l’ouest (8 pays), celui d’Afrique centrale (6 pays) et celui des Comores. Mais 74 ans après sa création, cette monnaie fait toujours l’objet de multiples critiques. Le projet des dirigeants de l’Afrique de l’Ouest de créer une monnaie dénommée Eco d’ici 2020 vient accentuer le débat.

Interrogé par les énarques sur son importance, Abbas Mahamat Tolli considère que “le franc CFA est source de stabilité, limite l’inflation et facilite les échanges régionaux’’. Selon le gouverneur de la BEAC, cette monnaie garantie les échanges ainsi que les investissements.

Quant aux questions sur l’avenir de cette monnaie, le gouverneur Abbas Mahamat Tolli a indiqué qu’il ne relève pas de la compétence de son institution de décider de la sortir de la zone franc CFA ou de la création d’une autre monnaie. « Pour l’avenir du CFA en Afrique centrale, c’est aux décideurs politiques de voir s’il faut quitter la zone CFA pour retrouver les Ouest-africains qui souhaitent utiliser une autre monnaie d’ici 2020 ou d’en créer une autre monnaie pour l’Afrique centrale », a-t-il fait savoir.

Il faut noter que cette monnaie n’a connu qu’une dévaluation, en 1994, quand sa valeur a été brutalement divisée par deux, ce qui reste un traumatisme pour les habitants des pays concernés. À sa création, elle valait 1,7 franc français.

Plusieurs pays ont quitté ou rejoint la zone franche depuis sa création. Le Mali, sorti en 1962 et a finalement décidé d’y revenir en 1984.

2 Commentaires

  1. idriss
    31 juillet 2019 at 1 h 24 min Répondre

    Pour moi créer une autre monnaie ou rejoindre les africains de l’ouest n’est le probleme, la question qui se pose est de savoir ou décider : s’il faut toujours continuer à plaire les français ou bien chercher notre independence économique ? Cette question n’est pas tabou il faut que les dirigeants la pose ! S’ils ont décider à plaire toujours les francais donc dans ce cas quel est l’avantage de changer ou de garder toujours cette monnaie de blocage !
    La seule et unique solution est de chercher notre indépendance économique et aussi laisser nos differentes banques gérée cette monnaie qu’elle soit le CFA ou cette future ECO.

  2. Tom
    1 août 2019 at 3 h 41 min Répondre

    Pas besoin du franc CFA
    Pas besoin des français dans notre monnaie
    Les africains doivent être courageux pour dire non aux Français et au franc CFA
    La France doit rendre la réserve monétaire des africains qui se trouve dans leur trésor.
    Pas besoin de conseillers français
    Pas besoin que notre nouvelle monnaie soit aimee sur l’euro

Laisser un commentaire

SITUATION DU TCHAD

Confirmés : 860 

Guérisons : 770

Décès : 74

%d blogueurs aiment cette page :