Diplomatie : l’Ena reçoit la chancellerie chinoise

DÉBAT – L’Ecole nationale d’administration (Ena) a accueilli  ce jeudi 15 janvier 2020, l’ambassadeur chinois au Tchad pour un échange articulé sur le développement et la coopération.

Prélude aux 70 ans de la nouvelle Chine (République populaire de chine depuis 1949) le 25 janvier, la chancellerie chinoise a fait la visibilité de son méga-pays. Présidant la cérémonie, la ministre secrétaire générale du gouvernement, Mariam Mahamat Nour, se dit séduite et impressionnée par ce pays lors de ses voyages à Beijing. Elle exhorte les élèves de l’Ena d’être attentifs à la présentation de l’ambassadeur chinois, Li Jin Jin, pour bénéficier de ses connaissances et des exemples de prouesses de développement de la Chine.

Li Jin Jin, dans son allocution, demande aux élèves énarques et tchadiens en général de “travailler dur pour jeter une base solide pour le développement futur“.  La Chine, rappelle-t-il, a dû faire une réforme agraire révolutionnaire pour rompre avec le système féodal d’antan. L’émancipation des femmes, le renouvellement du système éducatif et sanitaire universels y sont pour beaucoup. Il prévient qu’il ne “faut pas regarder l’image sombre de la Chine que véhicule les Occidentaux. La Chine a de nombreuses belles facettes (…)“- Car le socialisme à la chinoise c’est 40 ans de développement (économique et social), qualifié de miracle. Plus de 70% de biens de consommation produits en Chine.  C’est le plus grand réseau de routes bitumées, de ponts, ferroviaire, d’énergie, etc.  Ce développement s’est effectué par l’innovation, la détermination et non par le pillage ou la guerre. “C’est un cas unique de croissance économique mondiale, contrairement aux puissances“, déclare l’ambassadeur.  Il ajoute, se référant aux statistiques des Nations-Unies, “il y a seulement 70 millions de pauvres sur 1,3 milliards de personnes (…)“.

L’objectif 2020 de la Chine c’est de “sortir la population de la pauvreté par l’édification intégrale d’une société de moyenne aisance“. Pour lui, “les Occidentaux différencient les pays par démocratiques ou non démocratiques.” Nous Chinois, c’est plutôt par la bonne gouvernance ou mauvaise gouvernance. La Chine en Afrique, notamment le Tchad, constitue une communauté de destin, de coopération et davantage mutuel. Plusieurs réalisations chinoises au Tchad sont à relever : palais de la Démocratie, Maison de la femme, cimenterie de Baoré, etc. Sans oublier la construction à venir d’un stade de 30 milles place à Mandjaffa. Ces réalisations consolident les accords béatifiques qui sont entre autres: projet de modernisation des NTIC, coopération économique, éducatif et technique, exemption de visas, etc. L’ambassadeur conclut en déclarant: “vous avez des terrains. Nous avons les moyens. C’est un partenariat  gagnant-gagnant“.

Le directeur général de l’Ena, Senoussi Hassana Abdoulaye, remarque le développement spectaculaire de la Chine en paraphrasant l’empereur français Napoléon: “quand la Chine se réveillera, le monde entier tremblera…”. Il se dit reconnaissant de cette coopération sino-tchadienne et espère qu’elle perdurera.

Au sortir de ce rendez-vous d’échanges, des élèves énarques se disent satisfaits et “appliqueront le système pour rendre la vie meilleure au peuple tchadien“. Une opération de visibilité, pour le moins, réussie à de nombreux égards.

BACTAR Frank I.

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