Culture : Les 5 choses à (ré) découvrir au Musée national du Tchad

Culture : Les 5 choses à (ré) découvrir au Musée national du Tchad

Situé dans le 5e arrondissement de la ville de N’Djamena, le Musée national du Tchad renferme de nombreux objets qui retracent l’histoire et la culture de ce pays. En plus, de la découverte de l’inestimable trésor qu’est le crâne de Toumaï, voici le 5 autres choses qui vous intéresseront sûrement.

1. La plaque du Bateau Léon Bolt

Il faut savoir que c’est un morceau du premier bateau qui a navigué sur le lac Tchad en 1897. Léon Blot est un sous-administrateur colonial qui voulait connaître à tout prix le lac Tchad que quatre expéditions françaises ont essayé de rejoindre en vain. Malheureusement il n’a jamais vu le Lac parce que décédé suite d’une maladie. Pour lui rendre hommage, Emile Gentil donne au bateau à vapeur le nom de Léon Blot qui atteindra le Lac Tchad. Le L. Blot est un bateau démontable qui a servi à la conquête du Tchad.

2 Les manuscrits du Coran                             

Le Tchad est un pays multiculturel et multiconfessionnel. L’Islam s’y est implanté depuis le 11e siècle. Il a marqué profondément la vie quotidienne d’une grande partie des Tchadiens. Cette influence se caractérise par l’existence d’un patrimoine islamique qui fait partie du patrimoine culturel du Tchad. Les livres saints ou le Saint Coran en manuscrit que vous pouvez découvrir au Musée du Tchad sont produits par les musulmans tchadiens. Le Coran manuscrit était une œuvre laborieuse très prisée avant que les Corans imprimés et moins chers ne les supplantent. L’Islam au Tchad n’a pas seulement été consommateur des œuvres intellectuelles produites ailleurs dans le monde musulman. Des Oulemas dont la réputation a été très grande ont marqué leur temps par leurs enseignements et les œuvres qu’ils ont laissées.

3 Le fusil de l’ancien président du Tchad, M Goukouni Weddey

Goukouni Weddey est l’ancien président de la République du Tchad. Il a pris le pouvoir en 1979 par un coup d’Etat et y est resté jusqu’en 1982. Ce fusil de marque italienne est le premier fusil de l’ancien chef d’Etat. Il lui a toujours porté bonheur dans plusieurs batailles jusqu’à la prise du pouvoir à N’Djamena. En 1993, à la Conférence nationale souveraine, l’ancien Président tchadien Goukouni Weddey présente ce fusil qui est la première arme moderne avec laquelle il a combattu quand il était en rébellion avant de prendre le pouvoir. De retour de l’exil, il l’a remis à M Abderamane Moussa, Médiateur national en guise de contribution à la paix, le 13 avril 2010 à Zouar. Cette arme qui, aujourd’hui est un symbole, se retrouve au Musée national.

4 L’armure du guerrier Moundang

Juste à côté du fusil de Goukouni Weddey, désormais symbole de paix, vous pouvez découvrir l’équipement du guerrier Moundang. C’est une arme offensive qui protège le corps contre les attaques ennemies. Cet équipement de guerre Moundang prouve à suffisance que ce peuple de la province du Mayo Kebbi était un peuple de guerriers. C’est aussi un signe d’une chefferie traditionnelle puissante. L’équipement de guerre Moundang est composé d’une flèche, d’une curasse en fer, d’un chapeau pour la protection de la tête, d’un pantalon blanc, d’une gourde pour la consommation de l’eau, d’une paire de chaussure en cuir.

5 Crane du crocodile

Dans le pavillon anthropologique, en plus de la découverte magnifique du crâne de « Toumaï », vous pouvez voir Le Crâne d’un crocodile carnassier (Crocodylus Niloticus). Cet ossement qui date de 7 millions d’années et mesurant 7 mètres est de la famille de crocodilidés. Cette espèce vivait dans les zones humides et se nourrissait des ongulés. Elle s’attaquait à des proies très grandes. Elle vivait dans le même environnement que Toumaï.

« Il est clair que le Musée national constitue le principal espace d’expression de l’unité nationale du Tchad. C’est un cadre d’acceptation et de cohabitation des différentes cultures de notre pays », a conclu le Directeur du Musée,  Philippe Gariam

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