Afrique : 10 choses à retenir sur le dernier sommet de l’UA

Afrique : 10 choses à retenir sur le dernier sommet de l’UA

Le 32ème Sommet de l’Union africaine (UA) s’est tenu du 10 au 11 février à Addis-Abeba. Tchadinfos.com revient sur les dix mesures prises lors de ces assises.

  1. La zone de libre-échange continental africain (AfCFT) :

l’UA a approuvé les recommandations des ministres du Commerce de l’Union africaine concernant: Un modèle de libéralisation tarifaire qui sera utilisé par les États Membres pour établir les listes de concessions tarifaires de l’AfCFTA; et la désignation des produits sensibles et de la liste d’exclusion sur la base des critères suivants: sécurité alimentaire, sécurité nationale, recettes fiscales, moyens de subsistance et industrialisation.

2. l’état de la gouvernance en Afrique

L’assemblée exhorte les Etats membres à élaborer des rapports nationaux sur la gouvernance en tant qu’outil d’autoévaluation de la promotion de la bonne gouvernance, conformément aux recommandations du rapport

3. Le rapport du 28ème Sommet du forum du MAEP

L’assemblée a décidé que le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) soit un organe de l’Union africaine, conformément à l’article 5 (2) de l’Acte constitutif.

4. La conférence climatique Katowice (CCNUCC Cop 24) et les missions de l’Afrique à la conférence sur le changement climatique mondial au cop25 / cmp 15 de l’ Assemblée

L’Ua exhorte les pays développés à continuer à mobiliser des financements climatologiques mobilisés pour atteindre l’objectif de financement 2020 à l’aide de fonds privés et publics afin de réaliser les 100 milliards de dollars US par an, en s’appuyant sur les besoins des pays en développement et en renforçant l’appropriation des pays par les pays en développement, renforcer les dispositions en matière de financement prévisible et durable sur la base de 100 milliards USD par an. Elle a encouragé les pays africains à ratifier l’amendement de Kigali du Protocole de Montréal en tant que moyen de renforcer les efforts de lutte contre le changement climatique.

5. la réforme de l’assemblée du Conseil de sécurité des Nations-unies

L’Union africaine s’est félicitée de l’acceptation croissante de la légitimité de la position africaine commune sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations-Unies et elle a réaffirmé qu’une représentation complète «Afrique» au sein de cet organe signifie:

  • Deux (02) sièges permanents avec toutes les prérogatives et privilèges des membres permanents, y compris le droit de veto;
  • cinq (05) sièges non permanents;
  • Que l’Union africaine se réserve le droit de choisir ses représentants pour l’élection au Conseil de sécurité des Nations-Unies, qui agira en son nom et en son nom;
  • 6. la création d’un centre opérationnel continental à Khartoum pour la lutte et la mise en place de l’observatoire africain des migrations au Maroc

L’Union africaine a approuvé la proposition du Conseil exécutif sur la création d’un centre opérationnel continental au Soudan, en tant que bureau technique spécialisé de l’Union pour la lutte contre la migration irrégulière, mettre l’accent sur la traite des êtres humains et le trafic de migrants sur le continent. Elle s’est également félicitée de la signature, le 10 décembre 2018 à Marrakech, de l’accord de siège entre le Royaume du Maroc et l’Union africaine, visant à rendre opérationnel l’observatoire africain des migrations, dont le rôle consisterait notamment à appuyer les initiatives continentales existantes en matière de migration, grâce à la collecte, à l’échange, à l’analyse et au partage de données en vue de relever efficacement les défis de la migration

7. Le rapport sur l’alliance contre le paludisme :

Elle a demandé aux Etats membres, avec le soutien de la CUA, du Partenariat RBM contre le paludisme, de l’ALMA et de ses partenaires, de s’employer à créer un environnement porteur et de garantir la disponibilité de produits antipaludiques abordables, efficaces et sûrs, ainsi que la prochaine génération. Par l’harmonisation de la réglementation et le soutien à la production locale, y compris par des initiatives innovantes visant à accroître la disponibilité et l’évolutivité.

8. L’engagement politique en faveur de l’élimination des mutilations génitales féminines en Afrique  

L’UA a approuvé l’initiative continentale dirigée par la Commission, dénommée Saleema: Initiative de l’Union africaine sur l’élimination des mutilations génitales féminines, et a appelé les Etats membres à éliminer les mutilations génitales féminines, en mettant l’accent sur la cessation de la médicalisation et la lutte contre la pratique transfrontalière des mutilations génitales féminines, en plus de la mise en place de cadres législatifs solides, de l’allocation de ressources financières nationales, de la promotion de l’utilisation de preuves et de données, de rapports réguliers et de l’engagement de la société civile et groupes communautaires pour mettre fin à la mutilation génitale féminine

9. Les projets d’instruments juridiques

L’assemblée a adopté les instruments juridiques comme suit:

  • Projet de traité portant création de l’Agence africaine des médicaments;
  • Projet de statut de la Commission africaine de l’audiovisuel et du cinéma;
  • Projet de statuts du Centre international de l’Union africaine pour les filles et
  • Education des femmes en Afrique (UA / CIEFFA);
  • Projet de politique de justice transitionnelle de l’Union africaine;
  • Amendement à l’article 35 de la Charte de la renaissance culturelle africaine.
  • 10. le rapport du comité de haut niveau sur la Libye

L’Ua a demandé à la Commission de prendre les mesures nécessaires, conjointement avec les Nations-Unies, en vue d’organiser au cours de la première quinzaine de juillet 2019 le Forum inclusif pour la paix et la réconciliation en Libye et elle a également demandé à la Commission de prendre, conjointement avec les Nations-Unies et le gouvernement libyen, toutes les mesures nécessaires pour l’organisation des élections présidentielle et législatives d’octobre 2019.

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