Affaire des enseignants tués : la famille se résigne à retirer les corps pour leur inhumation au village natal

Affaire des enseignants tués : la famille se résigne à retirer les corps pour leur inhumation au village natal

15 jours après la mort de deux enseignants devant le Peloton spécial d’intervention de la gendarmerie (PSIG), la famille décide, à contrecœur, de transporter les corps à Fianga, dans le département de Mont illi. Le départ a eu lieu ce 07 avril.

Reporté plus deux fois dans l’attente de l’assistance financière de la part du gouvernement, la famille des défunts décide de retirer les corps. ’’Hier tard dans la nuit, on s’était réuni et on s’est dit qu’on ne peut pas continuer’’, a déclaré Besba Tong-Pa Raoutouin, un des parents des défunts. Les corps de Wantamo Solbel et Wilba Djilvankissam sont transportés vers Fianga, dans le  département de Mont Illi pour l’inhumation. Cependant, les revendications de la famille sont loin d’être prises en compte.

’’Les revendications n’ont pas été prises en compte.  Ce qu’ils ont fait c’est pour payer le transport’’, a indiqué Besba Tong-Pa Raoutouin. Il reconnait que la famille a reçu la visite du gouverneur mais qu’il n’a pas donné la suite attendue. ’’Notre avocat nous a dit d’attendre, c’est ainsi que le gouverneur de N’Djamena était venu nous voir. Il a fait un geste au nom du gouvernement. Un geste qui ne pouvait pas ne se reste que permettre le transport ’’. Après la visite du gouverneur, quelques membres de la famille sont partis le voir de nouveau. Un membre de la famille nous a confié que la deuxième  rencontre a permis à la famille de construire des caveaux pour inhumer les deux enseignants tués.    

 

Au sujet de la prise en charge, une promesse verbale a été faite par le gouvernement, a indiqué l’un des parents des défunts.  ’’Maintenant la prise en charge est promise sur parole. Aucun document n’a été signé à ce sujet. Ils ont dit qu’il est du devoir de l’Etat de prendre la charge les enfants’’. La famille, qui a porté plainte contre l’Etat le 24 mars, dit espérer une suite favorable à l’issue du procès qui aura lieu le 22 avril. ’’Nous avons jugé utile d’amener les corps au village. Le fait d’attendre devient une charge supplémentaire.  Nous pensons que le jour du procès, notre avocat pourra éclairer les choses », souhaite ce parent.

Pour rappel, Wantamo Solbel et Wilba Djilvankissam, enseignants de leur état, ont été tués selon, les témoignages, par des balles tirées par un agent de la Garde nationale et nomade du Tchad (GNNT). La  scène a eu lieu le 23 mars, devant l’enceinte abritant le peloton spécial d’intervention de la gendarmerie (PSIG) et la Section nationale de recherches judiciaires (SNRJ).  

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