Affaire de recrutement à la BEAC : le gouverneur réplique au président de l’UMAC

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Suite à la correspondance du président de l’Union monétaire de l’Afrique centrale ordonnant la ”suspension immédiate” du recrutement à la Banque des Etats de l’Afrique centrale, le gouverneur de ladite banque, Abbas Mahamat Tolli, donne des explications au président de l’UMAC.

Le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Abbas Mahamat Tolli, a d’abord relevé que le recrutement en cours est conduit et organisé par un cabinet international et choisi par un appel d’offres international. “Je voudrais regretter que vous n’ayez fourni aucune illustration des situations et exemples censés porter préjudice à l’image de la Banque, situation qui m’aurait permis de vous donner de plus amples explications sur de prétendus incidents qui auraient émaillé le déroulement de ce concours, qui au demeurant n’est pas encore arrivé à son terme”, écrit-il.

Il rappelle les principes de subsidiarité et de bonne gouvernance qui régissent les interrelations entre le Gouvernement de la Banque et ses organes décisionnels. Selon lui, l’article 1.4 du Statut régissant les Agents d’Encadrement Supérieur donne compétence au Gouverneur pour recruter, nommer et révoquer le personnel dont la nomination ne relève pas du Conseil d’Administration. Et les articles 32, 33 et 34 des Statuts de la BEAC définissent les missions et les prérogatives du Conseil d’Administration.

Quant au Gouvernement de la Banque Centrale, Abbas Mahamat Tolli mentionne que ses attributions sont définies à l’article 47 desdits Statuts. A cet effet, le Gouvernement de la Banque, sous la conduite du Gouverneur, organise les services de la Banque Centrale (47.4), recrute, nomme et révoque le personnel dont la nomination ne relève pas du Conseil d’Administration (47.5). “Aucun organe ne saurait s’immiscer dans les attributions du Gouvernement de la BEAC exercées en toute transparence et dans l’intérêt supérieur de l’Institution, sans causer d’entorse aux principes de subsidiarité et de gouvernance sus évoqués, ainsi qu’au sacro-saint principe de l’indépendance de la Banque Centrale”, précise le gouverneur de la BEAC.

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“Il me parait de toute évidence que contraindre le Gouverneur de la Banque Centrale à convoquer des sessions extraordinaires du Conseil d’Administration et du Comité Ministériel sur une question relevant purement de la gestion opérationnelle, est contraire aux Statuts de la Banque Centrale ( article 47.5 ) et constituerait un dangereux précédent”, conclut-il.

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