Human of N’Djaména : les propriétaires des cabines téléphoniques à N’Djamena

Ils sont nombreux ces jeunes qui, chaque jour rendent service aux utilisateurs de téléphones mobiles mais dont personne n’en parle. Eux, ce sont les tenanciers des cabines téléphoniques. 

Contrairement aux autres pays, les tenanciers des cabines téléphoniques au Tchad et précisément à N’Djaména ont pour tâches quotidiennes, le transfert des crédits de communication et la charge des batteries et téléphones.

Ils sont partout dans les quartiers périphériques de N’Djaména. Avec des groupes électrogènes ou des panneaux solaires voire l’électricité pour certains, ces jeunes subviennent aux besoins des populations dans la plupart des quartiers de la capitale malgré quelques difficultés par eux rencontrées. Adoum Souleyman détenteur d’une  cabine téléphonique au quartier Moursal dans le 6ème  arrondissement nous raconte : « les transferts de crédit que nous faisons nous rapporte peu, car il faut faire au moins un transfert de 10 000 FCFA pour avoir 500 FCFA de bénéfice. Or, avec les recharges des batteries de téléphones portables, on peut trouver facilement le double de notre dépense ». Chaque recharge d’un téléphone ou d’une batterie est au prix de 100 FCFA dans les cabines téléphoniques

Dans les marchés comme dans les quartiers, ces jeunes se battent pour servir la population du matin au soir. Surtout, dans les quartiers les plus reculés, leur prestation est beaucoup plus ressentie qu’en pleine ville. Ménodji Gloria habitante du Quartier Gassi témoigne : « on n’a pas l’électricité ici mais c’est grâce à ces cabines qu’on parvient à charger les batteries de nos téléphones  et recharger nos comptes. Aussi, ces cabines nous permettent de recevoir de l’argent. Donc ça nous aide beaucoup ».

Grâce à cette activité, plusieurs jeunes s’en sortent en subvenant à leurs besoins et ceux de leurs familles.

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