Au Tchad, la raffinerie de Djermaya a repris ses activités après un arrêt d’un mois et demi pour des travaux d’entretien. Si cette reprise est une bonne nouvelle pour le pays, qui dépend largement de cette raffinerie pour ses besoins en carburant, dans les provinces, la pénurie du carburant se fait encore ressentir comme c’est le cas de la ville de Mongo, chef-lieu de la province du Guéra, où seuls les détaillants sont les maîtres du jeu.

Les travaux d’entretien ont été effectués pendant plus d’un mois, période pour s’assurer que les installations de la raffinerie étaient en bon état de fonctionnement. Des réparations ont été effectuées sur certaines parties de l’usine, notamment les unités de désulfuration et de reformage, afin d’optimiser les performances de l’usine. Ce qui est tout à fait normal. Car, la raffinerie de Djarmaya est la seule raffinerie du Tchad, et elle fournit la majorité des produits pétroliers du pays, tels que l’essence, le gasoil et le kérosène. Cette raffinerie est donc d’une grande importance stratégique pour le pays, et sa reprise est un soulagement pour les consommateurs qui ont subi des pénuries de carburant pendant l’arrêt de la raffinerie.

A Mongo, chef-lieu de la province du Guéra, les stations-service manquent de carburant. Certaines n’ont pas été ravitaillées en carburant depuis plus d’un mois. “Ici, on se ravitaille, que ce soit en essence ou en gasoil, avec les détaillants qui sont au marché ou dans les quartiers mais avec un prix élevé. Le gasoil tout comme l’essence, les prix varient entre 950 et 1 000 et francs CFA le litre. Et ça augmente selon l’humeur du vendeur“, explique un conducteur.

Il faut aussi noter que la raffinerie de Djarmaya a connu des problèmes de production et de distribution de carburant dans le passé, notamment en raison de problèmes de gestion. “Il est donc essentiel que les autorités tchadiennes continuent de travailler à la modernisation et à l’amélioration de la gestion de la raffinerie pour garantir une production et une distribution de carburant efficaces et durables“, souhaite un acteur de la société civile résidant à Mongo.