La PARCEC (Promotion d’Appui au Réseau des Coopératives d’Epargne et de Crédit), institution de microfinance à base communautaire implantée il y a une dizaine d’années dans la province du Moyen-Chari, précisément à Sarh avec ses ramifications en profondeur de la province et dans le Mandoul traverse une crise financière sans précédent.

La PARCEC est en crise. Depuis deux ans, cet établissement de microfinance réputé dans la province du Moyen-Chari peine à satisfaire ses clients. La situation a fait l’objet d’une assemblée générale à Sarh en 2021 où des résolutions tendant à juguler cette crise ont été prises. Quelques réaménagements de l’équipe dirigeante de cet établissement de microfinance ont été même faits. Mais une année après, aucun signe d’amélioration n’est pas constaté. La crise semble s’empirer. Difficile que des clients fassent des retraits dans les différents guichets de cette coopérative, que ce soit à Sarh, Koumra, Bedjondo, N’Djamena.

Moussa Adoum, N’gon Gang-Symo et Mayedjim Djimtibaye, tous abonnés à la PARCEC de Sarh expriment d’abord leurs sentiments de satisfaction par rapport aux bienfaits de cette institution par le passé, avant de déplorer le manque de “sérieux” des responsables qui ont conduit à la crise que traverse l’institution financière. Toutefois, ils souhaitent qu’elle reprenne ses activités pour le bonheur de la province et réclament le changement de comportement des dirigeants pour redonner confiance aux abonnés.

On se rappelle encore des opportunités qu’a offertes la PARCEC aux paysans, opérateurs économiques, aux groupements et associations villageoises, aux fonctionnaires. Des crédits agricoles, des comptes d’épargne, sont entre autres les bonnes grâces de la PARCEC qui s’est installée dans la province du Moyen-Chari depuis des dizaines d’années. La population lambda s’interroge si la PARCEC réssuciterait-elle pour leur redonner le sourire ? Des mécanismes sont-ils en train d’être mis en place pour la sauver de cette crise qui n’a que trop duré?

Un ex inspecteur de la PARCEC explique que le manque de suivi professionnel par ceux qui ont la charge qui a conduit l’institution à cette situation. Il a également pointé du doigt la non implication du pouvoir public dans la gestion de cette situation qui plonge les employés et les clients dans un désespoir total. Pour permettre à la PARCEC de reprendre valablement ses activités, il souhaite l’intervention du pouvoir public, mais surtout celle de l’Eglise catholique qu’il juge non négligeable dans ce sens.