Les experts et techniciens déployés dans les zones d’intervention du Projet de Renforcement de la Productivité des Exploitations agro-pastorales familiales et résilience (Reper) dans le cadre de la revue à mi-parcours dudit projet ont restitué ce dimanche 25 juin 2023, les résultats des constats faits sur le terrain.

Après la visite de terrain, l’heure est au bilan. Les membres de la mission conjointe de la revue à mi-parcours ayant sillonné les différentes zones d’intervention pour examiner de plus près les réalisations du projet Reper se sont retrouvés à Mongo pour la restitution.

Répartis en groupe thématique correspondant aux domaines d’intervention du projet, les experts et techniciens ont mené sur le terrain, des échanges sans filtres avec les bénéficiaires.

Le constat sur le terrain montre que le projet a su marquer son empreinte. Les appuis du Reper ont permis à plusieurs groupements de jeunes et femmes de bénéficier d’un accompagnement technique et financier dans le domaine de la transformation des produits locaux. La construction des magasins semencier et de stockage ont favorisé les activités commerciales dans les villages. A cela s’ajoutent les appuis connexes comme la formation, le coaching, l’alphabétisation ou la sensibilisation dans le domaine de l’hygiène et assainissement.

« Il y a un progrès significatif quant à l’appropriation des infrastructures construite » constate un membre de la mission d’évaluation.

Mais à la lumière des discussions autour des constats, il ressort que certaines réalisations soit ne correspondent pas aux besoins des bénéficiaires soit ont connu une certaine lenteur dans leur exécution. La conception et le choix des sites comme celui des unités de séchage de viande est également fustigé.

Le débat est accentué autour de la recherche d’un modèle pour rendre opérationnelle la plateforme de mécanisation agricole, une nouvelle initiative en phase expérimentale. Aussi, les évaluateurs se sont penchés sur la structuration des groupements paysannes qui dans sa forme actuelle ne permet pas d’améliorer leur dynamique organisationnelle, institutionnelle et fonctionnelle. « Il y a un besoin d’ajuster, de corriger et de rattraper » conseille le consultant Douh Sazoulang.

Lancé en 2019, le projet Reper a connu un démarrage difficile dû à la pandémie de la Covid 19. Ce qui explique d’après son coordonnateur Abdoulaye Mahmoud Labit le faible taux de réalisation qu’il estime à 30% à la revue à mi-parcours.

Pour le directeur pays et représentant du Fida, Alessandro Marini, ces manquements sont justifiés. Car, selon lui, le projet a été considérablement impacté par la Covid-19 mais – « Le Reper est dans un dynamique assez intéressant et on est en train de réfléchir pour donner une année supplémentaire au projet ».

A l’issue de la restitution, un rapport final comportant les recommandations et plans d’actions sera déposé le mois prochain pour servir de bréviaire au projet avant son achèvement prévu en 2025.