vendredi 20 mai 2022

Suspension du journal Abba Garde : Me Allahta Amos dénonce un acharnement contre le journal et son directeur

Trois jours après sa suspension de parution pour un mois et celui de son directeur de publication, Moussaye Avenir de la Tchiré, pour trois mois par la Haute autorité des media et de l’audiovisuel (Hama) pour diffamation, le conseil du journal réagit à travers un point de presse fait ce 14 mai 2022.

Ce point de presse animé par l’avocat du journal, Me Allahta Amos et le directeur suspendu Moussaye Avenir de la Tchiré vise à condamner cette suspension qu’ils qualifient de “règlement de compte” et par conséquent annoncer la position du journal.

Pour Me Allahta Amos, cette suspension est plus qu’une surprise pour le journal Abba Garde car l’auteur incriminé dans cet article ne s’est jamais plaint. « On s’attendait à recevoir une plainte pour diffamation de la part de monsieur Youssouf Boy incriminé dans l’article mais ce n’est pas le cas, ni une demande de droit de réponse de la part de ce monsieur. Mais c’est la Hama qui s’autosaisit et qui trouve un reproche du genre manque de déontologie, manque de professionnalisme. Et ceci à la fois à la rédaction  du journal et à son directeur de publication », analyse l’avocat du journal.

Pour Me Amos, dans la loi 31 qui régit la presse, c’est la personne diffamée qui prend l’initiative de la plainte. « Avant toute procédure judiciaire, la personne diffamée se devait de demander un droit de réponse. Ce que la rédaction de Abba garde n’a jamais reçu, ni la Hama a été saisie pour question de publication d’un droit de réponse… d’où vient-il que la Hama s’autosaisisse d’un article qui incrimine un particulier?», s’interroge Me Allahta Amos.

En plus de la suspension, l’avocat condamne le fait que la Hama se donne le pouvoir de choisir un intérimaire au directeur suspendu. « Ce qui est aussi incongru dans cette décision que nous critiquons, non seulement on suspend le directeur de publication mais on désigne en même temps un intérimaire qui doit assurer la période de deux mois. C’est la Hama qui désigne un directeur intérimaire… Allez-y comprendre. C’est juste qu’ils ne veulent pas voir la tête de monsieur Avenir. C’est sa présence qui gêne », conclut l’avocat.

Pour l’avocat, cette décision n’est juste qu’un acharnement et vise à écarter Mousseye Avenir de la Tchiré du milieu parce que son journal dit tout haut ce que le citoyen pense bas.

Pour le directeur suspendu, il n’est pas du ressort de la Hama de décider de la personne à assurer son intérim et informe que d’ici quelques jours, une note sera sortie pour informer l’opinion de l’équipe mise en place pour assurer l’intérim.

Rappelons que depuis 2019, c’est pour la troisième fois déjà que le journal est suspendu. La première en 2019 est de trois mois puis en juin 2020 de 12 mois pour le journal et en même temps son directeur pour la même durée et cette dernière qui remonte à trois jours. Cette suspension fait suite à son article titré Satan II dans sa parution du 12 au 19 avril dernier incriminant le secrétaire particulier du président du Conseil militaire de transition.

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