Revue de presse de la semaine

Revue de presse de la semaine

Plusieurs sujets sont au menu de cette revue de presse de la semaine allant du lundi 18 au dimanche 24 janvier 2021. Il s’agit, entre autres, de la grève qui paralyse le secteur public, la future arrivée du vaccin contre la covid-19, la tournure judiciaire de la désormais célèbre affaire « mouton » de Dr Djiddi ou encore le fonds de soutien aux artistes.

Grève- La grève générale lancée par la plateforme syndicale revendicative qui a commencé le 11 janvier se durcit. « La bataille est déclarée », écrit Le Visionnaire au sujet de ce bras de fer entre la plateforme syndicale revendicative et le gouvernement. « Le jour où le gouvernement paiera nos frais de déplacement, lèvera le gel des effets financiers pour permettre l’avancement des dossiers des fonctionnaires, nous allons reprendre avec le travail. C’est aussi simple que ça », confie le porte-parole de ladite plateforme, Barka Michel à l’hebdomadaire Le Visionnaire. Barka Michel poursuit, toujours dans ce même journal, que « depuis le déclenchement de cette grève, le gouvernement joue au roublard et fait la sourde oreille ». D’où, conclut-il, « à l’heure où je vous parle, on ne peut jamais évoquer le cas d’un pacte social fut-il à signer avec le gouvernement ».

A noter que ce pacte social étant un document qui, s’il est signé entre le gouvernement et ses partenaires sociaux, mettra fin aux grèves intempestives sur la durée convenue, en instaurant une paix sociale basée sur le respect des accords intervenus.

N’Djamena Hebdo embouche la même trompette. « Rien à négocier avec le gouvernement », titre-t-il à sa Une. Dans une caricature sous ce titre, on voit des leaders syndicaux lancer au président de la République et au ministre d’Etat, ministre secrétaire général à la présidence, d’honorer leurs engagements, car cette fois-ci, ils n’ont rien à négocier. Le ministre SGP, Kalzeubé Payimi Deubet, derrière le président lui dit : « Patron, cette fois-ci c’est grave. On va faire comment ? »

Une grève qui risque de prendre une autre tournure car, aux dernières nouvelles, la plateforme a décidé le samedi 23 janvier de la poursuivre tout en promettant des actions de grande envergure et en demandant aux établissements privés du domaine de la santé et de l’éducation de suspendre les activités.

Vaccin anticovid-19 – le sujet du vaccin contre la covid-19 figure aussi cette semaine dans les colonnes des journaux. Alors que la course au vaccin fait rage dans le monde, le coordinateur national de riposte sanitaire, professeur Choua Ouchemi annonce que le Tchad compte avoir le vaccin à la fin du 1er trimestre. Une vaccination qui sera volontaire, précise-t-il. C’était lors d’une interview accordée aux radio et télévision nationales et reprise par le quotidien Le Progrès du mardi 19 janvier.

Un autre membre de ladite coordination, Dr Allarangar Yokouidé, épidémiologiste et expert en santé publique, dans une interview à N’Djamena Hebdo renchérit que 20% de Tchadiens seront vaccinés contre la covid-19 au 1er trimestre. Il souligne en outre que le « Tchad va payer soit directement soit à travers ses partenaires ».   

Affaire « mouton »-C’est une affaire qui a fait couler tant d’encre mais elle n’est pas totalement retombée. Le Progrès du mercredi 20 janvier informe ainsi qu’ « un avocat poursuit Djiddi Sougoudi pour injure publique ». Le quotidien indique que Maître Benjamin Mamgodibaye, avocat au barreau du Tchad, a introduit le lundi 18 janvier 2021 une plainte au parquet général près la cour d’Appel de N’Djamena contre Djiddi Ali Sougoudi pour « injure publique ». En effet, sur sa page Facebook, le secrétaire d’Etat à la Santé publique et à la Solidarité nationale a traité de « moutons » et de « con » des milliers de gens qui n’avaient pas compris le décret de confinement de la capitale. « L’avocat se dit choqué, parce que les mots mouton et con constituent, selon lui, des faits d’injures, prévus et punis par le code pénal », rapporte Le Progrès.

Cette procédure aboutira-t-il ? C’est ce que se demande Le Visionnaire en titrant : « Dr Djiddi sera-t-il livré à Me Benjamin ? ». Le journal note que « la poursuite d’un membre du gouvernement obéit à une procédure spéciale. Cette procédure n’est pas aisée vu les contours ». Le Visionnaire indique ainsi que les « yeux sont tournés vers la Cour suprême pour la suite à donner à cette affaire », car renseigne-t-il, il appartient au procureur général près cette cour de « mettre l’action publique en mouvement en livrant un membre du gouvernement ». Affaire à suivre donc !

Fonds de soutien aux artistes-Une somme de 50 millions offerte par le gouvernement aux artistes pour atténuer les effets de la covid-19 sur leurs activités divisent profondément ces derniers. La pomme de discorde c’est notamment la clé de répartition et surtout leur nombre qui fait débat entre les noms fictifs, les omis, etc. « Le silence de Géo hante les artistes », estime N’Djamena Hebdo qui ne comprend pas que le ministre en charge de la Culture ne fasse pas de clarifications à ce sujet.

Le Visionnaire de son côté indique plutôt que « Patalet Géo tranche net ». Le journal informe qu’à l’issue d’une réunion présidée par le ministre de la Culture, les critères de répartition de ce fonds ont été établis. « Selon la commission, les sociétaires du Bureau Tchadien des Droits d’Auteurs (Butdra), les artistes tchadiens recensés par l’Office National pour la Promotion du Tourisme et de l’Artisanat (Onpta) et les deux plateformes à savoir l’Union Nationale des Corporations Artistiques du Tchad (Unocat) et le Comité National des Artistes Tchadiens (Conat) seront les principaux bénéficiaires », situe Le Visionnaire.

La clé de répartition définie, place au partage. Le Progrès du jeudi 21 janvier annonce donc que « les artistes perçoivent leur fonds de soutien ». Une opération qui a commencé le mardi 19 janvier, précise le quotidien qui donne également plus de précision sur le partage. Ainsi, « Finalement, 35 millions Fcfa des 50 millions Fcfa doivent être repartis aux 820 artistes affiliés au Bureau Tchadien des Droits d’Auteurs (BUTDRA). L’on parle de 40.000 Fcfa revenant à chaque artiste. Dix millions Fcfa sont affectés aux artistes non affiliés au BUTDRA. Deux millions Fcfa reviennent aux organisations des artistes et, trois autres millions Fcfa, au comité de répartition, composé de cadres du ministère, de la CONAT, de l’UNOCAT et du BUTDRA », énumère Le Progrès.

  Les sinistrés de Toukra-Le débordement des fleuves Chari et Logone a fait déplacer des milliers d’habitants du 9ème arrondissement de la capitale. Installés depuis quatre mois dans un site à Toukra, le gouvernement leur a demandé de regagner leur domicile. Mais un départ qui n’est pas du goût d’un bon nombre parmi eux. « Nous cherchons à regagner nos maisons mais les moyens nous manquent. Nos chambres se sont écroulées suite à la montée des eaux du Logone et du Chari. Nous lançons un appel vibrant au Maréchal du Tchad de s’investir personnellement pour nous trouver une solution », confient deux vieilles femmes au journal Le Visionnaire. Tous ceux que le journal a interrogés se plaignent et appellent le gouvernement et ses partenaires à les soutenir pour leur réinstallation.

Le Progrès du lundi 18 janvier a également traité ce sujet. Le reporter qui est descendu sur le site décrit qu’ « entre désespoir, colère et contrainte de partir absolument, l’ambiance est au départ au milieu de bruits de marteaux de démolition des habitations de fortune ». Le journal raconte que certaines personnes s’activent à contrecœur pour quitter, tandis que d’autres, ne sachant où aller, n’entendent pas bouger.

Dé-confinement –Vous l’aurez constaté, aucun journal n’a évoqué le dé-confinement de la capitale qui est pourtant l’actu chaude de la semaine. C’est simplement parce que la décision est tombée le jeudi soir alors que la plupart des journaux paraissent en début de semaine. Le sujet sera sans doute largement évoqué dans les journaux pour la semaine qui commence.

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