Média : la combativité et la responsabilité

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Mme Secka Nartamadji Isabelle Assingar, Directrice générale de l’Agence tchadienne de presse et d’édition (ATPE)

DOSSIER – Considérées comme des actrices non négligeables dans la mise œuvre des activités, les femmes parviennent difficilement à occuper les postes de responsabilité au Tchad et notamment dans les organes de presse. Plusieurs raisons sont avancées pour justifier ce phénomène. Pourtant, les dispositifs judiciaires du pays clament l’équité, l’émancipation et la parité à tous les niveaux et notamment dans les postes de responsabilité. A côté de ces dispositions, les Nations-Unies ont consacré cinq Objectifs de Développement durable (ODD) à cette question. Pour répondre à ces préoccupations, la rédaction du journal en ligne Tchadinfios.com s’est rapproché de Mme Secka Nartamadji Isabelle Assingar, Directrice générale de l’Agence tchadienne de presse et d’édition (ATPE) pour savoir comment elle a bravé les difficultés pour arriver aujourd’hui à occuper cette fonction. Cette interview marque la fin du dossier sur le rôle des femmes dans les médias, initié dans le cadre du projet Afrikibaaru financé par l’AFD et mis en œuvre par CFI en faveur de quelques médias du Sahel.

En tant que femme, comment êtes-vous arrivée à ce stade de responsabilité ?

Si on aime son travail, on fait son travail, on s’impose par la force du travail ; rien ne peut nous empêcher de parvenir au sommet et ça c’est mon credo. Partout où je passe, je dis : je suis journaliste sortie d’une école de formation. Il n’y a pas de mystère dans la réussite, quand on aime ce qu’on fait, quand on fait son travail avec passion, je pense qu’on finit par triompher.

Pensez-vous madame que le métier du journalisme ne peut être exercé que par les hommes ?

Pour moi, le journalisme ne se conjugue ni au masculin, ni au féminin, que ce soit une femme ou un homme, on doit suivre les règles, les principes et l’éthique du métier. De mon point de vue, la responsabilité dans un média, c’est aussi la confiance en soi et en ses capacités intellectuelles et non d’user de ses relations pour être élevée à un poste de responsabilité. C’est mon travail, je n’avais personne pour m’aider, pour m’appuyer, pour me pistonner, et j’ai dit je n’ai pas besoin d’être pistonnée parce que Dieu m’a déjà pistonnée en me donnant le quotient intellectuel, en m’intégrant dans le cercle de l’intelligentsia de ce pays. Le reste c’est à moi de faire ; c’est comme ça que je me suis battu.

Quels sont les différents postes de responsabilité que vous avez occupé ?

Avant d’aller au Système des Nations-Unies où j’ai exercé plus de 20 ans, j’ai été Directrice de l’Agence tchadienne de presse et d’édition (ATPE). Vu mon expérience, l’Etat m’a fait appel en me nommant d’abord comme conseillère du ministre et ensuite directrice générale de l’ATPE » de 2019 à nos jours.

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