vendredi 3 février 2023

« (…) Libérer nos camarades. Il ne faut pas tergiverser », président de l’UST

Réagissant à la désolidarisation de certains syndicats à son appel à la grève, pour exiger la libération des manifestants arrêtés à la suite de la marche de Wakit Tamma, le président de l’Union des syndicats du Tchad (UST), Barka Michel, estime que le gouvernement fait dans la manipulation. Il l’invite simplement à libérer leurs camarades.     

L’air déterminé, Barka Michel, président de l’Union des syndicats du Tchad (UST), dit à qui veut l’entendre que l’Union qu’il dirige est la plus représentative des travailleurs. Pour preuve, dit-il, à chacune des grèves lancée par l’UST, l’État est paralysé. « Le paysage syndical au Tchad même est constitué de combien de centrales? On vous dit théoriquement 5 centrales. Les 4 autres centrales jouent quel rôle ? combien de militants ont-elles ? Ces centrales n’ont rien. Pourquoi les services s’arrêtent s’il y a d’autres centrales qui ont des militants ? L’UST seule appelle à la grève et l’État est paralysé. Elles sont fabriquées par le gouvernement. Certains, leurs syndicats sont réduits à leurs familles.  Ce sont des choses que l’État entretient. Parmi les délégués des personnels qu’on élit chaque année, l’UST n’est pas à moins de 90% des travailleurs. Nous contrôlons tous les secteurs », déclare-t-il.

S’agissant de leurs camarades arrêtés « arbitrairement »,  Barka Michel, demande leur libération sans condition. « Nos camarades incarcérés se portent bien. Ils ont un très bon moral. Mais ils restent dans la grève de la faim. Le gouvernement assumera toutes les responsabilités de ce qui arrivera à nos camarades. L’huile qu’ils mettront sur le feu, et qui va vraiment faire mal à notre pays, c’est que quelque chose arrive à nos camarades. Je vous rappelle que nous avons perdu un camarade dans les mêmes conditions une fois. Ils l’ont arrêté, deux jours après, on le sort pour l’hôpital, tout le monde a compris qu’il a été empoisonné. Nous sommes debout et nous sommes prêts à réagir si quelque chose leur arrive », menace-t-il.  

Lire aussi:Tchad : l’UST entre en grève à partir du mercredi 25 mai

Certaines sources font état de la libération des manifestants dans les prochains jours. Barka appelle le gouvernement à éviter la tergiversation. « Nous demandons au gouvernement de libérer nos camarades. Il ne faut pas tergiverser. Parce qu’en tergiversant, les conséquences peuvent arriver. La prochaine étape, c’est la grève sèche. Nous ne sommes pas partis pour nous arrêter tant que nos camarades ne seront pas libérés », insiste-t-il.

Lire aussi: Tchad : la grève de l’UST fait polémique

En réponse au ministre de la Fonction publique, qui demande aux travailleurs de ne pas confondre les revendications syndicales aux affaires politiques, le président de l’UST répond : « Les travailleurs de l’UST ont une grande responsabilité : le droit de grève est un droit reconnu. Laissez ce que le ministre de la Fonction publique raconte. Les droits syndicaux sont intimement liés aux droits sociaux, économiques et politiques des travailleurs. C’est inutile qu’il dise qu’il a des sanctions contre les travailleurs. Mais on l’attend », prévient-il.  

Lire aussi: Podcast : Brah Mahamat demande aux travailleurs de ne pas suivre la grève lancée par l’UST

Laisser un commentaire

économie

Yaya Dillo donne un mois au gouvernement pour libérer les manifestants du 20 octobre

A l’occasion de la rentrée politique 2023 du Parti socialiste sans frontières (PSF), Yaya Dillo, qui en est le président, s’est prononcé sur plusieurs...

La coordination du programme national d’éradication du ver de Guinée organise la 10ème revue annuelle de ses activités

La coordination du programme national d'éradication du ver de Guinée organise les assises de la 10ème revue annuelle pour présenter le bilan de ses...

Publicité

Publicité SoGe Sidebar

Sondage

Que voudriez-vous voir plus souvent sur Tchadinfos.com ?
1104 votes · 1105 réponses

Application Tchadinfos.com

Publicité