Dans un communiqué de presse du 28 mai 2024, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a lancé un appel pressant à ses partenaires pour fournir un soutien à environ 185 000 réfugiés soudanais actuellement établis au Tchad. Ces individus cherchent refuge loin des conflits qui affectent leur nation d’origine, mais attendent toujours une réinstallation sûre, surtout dans des zones frontalières dangereuses telles qu’Adré.

La crise humanitaire qui sévit dans la région a forcé des milliers de Soudanais à fuir leur pays en quête de sécurité et de stabilité. Malheureusement, malgré les efforts déployés par le HCR et d’autres organisations humanitaires, ces réfugiés restent en attente d’une relocalisation adéquate loin des zones de danger.

« Les premières pluies ont commencé à Adré. C’est une nouvelle attendue mais dévastatrice car des dizaines de milliers de réfugiés soudanais n’ont toujours pas d’abri adapté pour se protéger des intempéries. Au Tchad, les pluies apportent souvent des inondations catastrophiques, rendent les routes impraticables et limitent l’accès humanitaire. Il est essentiel d’intensifier notre réponse maintenant et de relocaliser immédiatement autant de réfugiés que possible vers des zones plus sûres loin de la frontière et d’assister ceux que nous ne pourrons pas déplacer », déclare Mme Laura Lo Castro, Représentante du HCR au Tchad.

Le HCR et ses partenaires mènent une course contre la montre pour aménager un nouveau site avec les infrastructures de base et services humanitaires essentiels. Un financement supplémentaire de 17 millions de dollars est urgemment nécessaire pour finaliser le site et y relocaliser 50 000 réfugiés, relève le HCR.

« Les familles réfugiées au Tchad ont tout perdu. Elles dépendent de l’aide humanitaire pour couvrir leurs besoins les plus essentiels. Nous faisons appel à la générosité de nos donateurs pour mobiliser urgemment les financements nécessaires pour continuer de répondre aux besoins les plus vitaux, protéger et de sauver des vies », ajoute Laura Lo Castro.

Depuis le début de la crise, le HCR et ses partenaires, sous la direction du gouvernement, déploient des efforts colossaux pour répondre aux besoins urgents et éviter une catastrophe humanitaire plus grande avec peu de ressources- forcés de réaffecter des stocks et des fonds d’autres programmes et réduire les interventions, réduisant les services disponibles dans tous les sites. En moyenne, les personnes ont accès à 8 litres d’eau potable par jour, en dessous du standard de 15 litres. Les latrines construites pour 20 personnes sont utilisées par 60 personnes. Il y a un médecin pour 25 000 personnes, plus de deux fois le ratio standard.

Il faut souligner que, les Nations unies et ses partenaires ont besoin de 630,2 millions de dollars pour répondre aux besoins urgents des Soudanais qui ont trouvé refuge au Tchad. Seulement 6% des fonds ont été sécurisés jusqu’à présent.