Par un point de presse fait ce 22 mai, le Comité d’études et de communication des cadres du Mouvement patriotique du salut (CEC/MPS) a critiqué la position du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) sur l’inéligibilité des dirigeants de la transition. Il lui demande de considérer les “aspirations” du peuple tchadien.

Dans son dernier communiqué, le CPS de l’Union africaine a demandé aux dirigeants de la transition de mettre en œuvre les résolutions du dialogue et réitéré en même temps son exigence de leur inéligibilité aux prochaines élections.

Le CEC/MPS, par la voix de son conseiller, Mahadi Kassouré, exprime son étonnement sur les “contradictions du CPS”. Les conclusions du DNIS n’excluent personne des échéances électorales à venir, rétorque le comité.

Pour le CEC/MPS, cette prise de position du CPS “est une atteinte portée à notre souveraineté en créant un climat de division et de déstabilisation”. Il dénonce “l’ingérence” du CPS dans les affaires internes du Tchad et demande avec ‘’insistance’’ à l’Union africaine de revoir sa « position négationniste » envers les autorités de transition.

Le CEC/MPS invite, par ailleurs, le CPS à encourager les autorités de transition à instaurer la démocratie, « gage de paix, de stabilité et du développement » du Tchad.