La République du Congo, qui vient de prendre la présidence de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) pour l’année 2022, entend s’investir pour faire jouer à cette organisation son rôle de régulateur du marché

“La présidence congolaise devra créer les conditions pour que le marché soit rassuré par les décisions de l’OPEP. Nous agissons sur l’offre et la demande. En même temps que nous agissons sur l’offre au regard de la demande grâce au dialogue entre les producteurs et les consommateurs”, a déclaré mardi à la presse le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua.

Selon lui, le défi de la reprise de la demande de l’or noir, après le choc de la crise sanitaire de COVID-19, constitue une vision de la présidence congolaise à l’OPEP.

“Cette présidence de l’OPEP est aussi une occasion pour le gouvernement congolais d’accroître la visibilité du pays, de nouer des partenariats avec d’autres pays pétroliers et d’attirer de nouveaux investisseurs”, a précisé le ministre.

En effet, en dépit de la remontée progressive des cours du pétrole sur le marché mondial, d’autres défis à relever par l’OPEP portent particulièrement sur la transition énergétique et son choix du mix énergétique.

Cette transition souhaitée fait suite aux alertes lancées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), sur les effets dévastateurs des activités de l’énergie fossile (pétrole, gaz, charbon), a-t-il ajouté.

Parmi les mesures suggérées par le GIEC figure la limitation de la production de l’énergie fossile, à l’origine de l’émission de gaz à effet serre.