La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a décrit mardi une situation sous-régionale marquée par une balance des risques “globalement à la hausse” du fait d’une accélération des tensions inflationnistes et une faible accumulation des réserves de change, a-t-on appris de source officielle.

Au cours de la visioconférence organisée lundi par son Comité de politique monétaire, l’organe de décision de la BEAC en matière de politiques monétaire et de gestion des réserves de change, la banque centrale table notamment sur un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 3,1% contre 1,4% l’an dernier, mais aussi une remontée des pressions inflationnistes à 3,6% en 2022 contre 1,6% un an auparavant, alors le seuil d’inflation communautaire est fixé à 3%.

A moyen terme, la BEAC estime que la reprise économique amorcée en 2021 devrait se poursuivre sur la période 2022-2025 en dépit des incertitudes au plan mondial, raison pour laquelle elle a décidé de relever ses taux d’intérêt d’appels d’offres et de facilité de prêt marginal, et de maintenir inchangés le taux de facilité de dépôt ainsi que les coefficients des réserves obligatoires.

La BEAC, siégeant à Yaounde, capitale du Cameroun, consiste à une banque centrale qui sert les six pays membres dont le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad, lesquels font également partie de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).