Sous le slogan ” La sécurité routière, c’est l’affaire de tous !”, le consortium Agence de Développement économique et social (ADES) et l’Association Zéro Accident (AZA) a présenté ce lundi au centre culturel Champagnat de Koumra le projet de réalisation de formation et de sensibilisation des usagers de la route et acteurs de la sécurité routière dans le Mandoul et le Moyen-Chari.

Prenant la parole, le coordinateur Jean-Paul Bouleyo a affirmé que ce projet est l’initiative du ministère des Infrastructures avec le financement de la Banque mondiale. Ainsi, le Mandoul et le Moyen-Chari ont été choisis pour désenclaver les pistes rurales qui gravitent autour de Moïssala et de Danamadji. Pour lui, les usagers ne sont pas habitués aux notions du code de la route donc beaucoup roulent à tombeau ouvert c’est pourquoi, il est nécessaire de les enseigner les notions élémentaires du code de la route.

Selon le représentant du Directeur général de l’ADES, Dingamrô Naïbi,  les objectifs dudit projet tendent à :

– disséminer au sein des groupes usagers et les riverains de la route de la zone du projet les connaissances des règles élémentaires du code de la route ;

– former les unités en charge des constats d’accidents routiers sur les gestes de premiers secours et la collecte des données d’accidents ;

– former les cadres de la délégation des infrastructures et des transports en notions sommaires d’inspection de sécurité routière ;

– sensibiliser les groupes des usagers et riverains de la route sur les dangers de la circulation routière et les comportements à adopter pour éviter les accidents et en réduire les conséquences.

Après avoir présenté l’Office national de la Sécurité routière (ONASER), son Directeur général Ignabé Ignera Claude trouve que les accidents de circulation sont devenus une préoccupation mondiale car ils sont les premières causes des décès dans le monde. Raison pour laquelle les Nations unies luttent pour réduire à 50% le nombre et la gravité des accidents à travers le monde. Il a par ailleurs informé à l’assistance que le code de la route de 1971 a été révisé par la loi numéro 027 du 30 septembre 2017 afin de se conformer aux textes communautaires de la CEMAC.

Intervenant à son tour pour lancer officiellement ce projet, le gouverneur de la province du Mandoul Dr Adoum Forteye Amadou a estimé que l’aménagement des routes et pistes rurales présentent des impacts positifs que négatifs qu’il faut juguler en intensifiant les campagnes de formation et de sensibilisation des usagers de la route et des acteurs de la sécurité routière afin de réduire considérablement les accidents de circulation dans les zones que couvre le projet. Il rassure de son soutien à l’équipe du projet en vue de mener les activités dans de bonnes conditions pour l’atteinte de ses objectifs.

Alex Loubadjo Djassibaye