Depuis trois mois, un climat malsain règne entre l’agence provinciale du Bureau tchadien du Droit d’auteur (BUTDRA) de Koumra dans le Mandoul et les usagers qui refusent de payer les redevances liées à l’exploitation des œuvres artistiques.

Le climat n’est pas au beau fixe entre le bureau provincial du BUTDRA et certains détenteurs de bars, d’alimentation, de cabarets et des cabines téléphoniques. Ces derniers refusent de jouer la musique et d’allumer leurs écrans pour protester contre le paiement des droits d’auteur lancé par le BUTDRA. Comportement que le chef d’agence provinciale du BUTDRA Moussa Adoum Missiri qualifie “de rébellion” contre les textes régissant le droit d’auteur au Tchad.

En effet, les usagers revendiquent une exonération pour l’année 2021. Demande que le BUTDRA a acceptée en partie. Une exonération de six mois (janvier-juin) leur est accordée. Chose rejetée par les usagers. Jusque-là, aucune solution n’est trouvée. Koumra n’est animé que par certains bars, alimentations et cabarets en règle.

Les redevances du droit d’auteur sont réparties comme suit :

1- Les grands usagers: radios, bars, boîtes de nuit, hôtels payent 10 000f/mois;

2- Les petits usagers comme cabines téléphoniques, alimentations, cafés et cabarets paient 5 000f/mois;

Pour être assujetti à payer le droit d’auteur, il suffit d’avoir une télévision ou des appareils de sonorisation pour un intérêt commercial.

Dépassé par ce climat malsain, le chef d’agence provinciale demande la main forte des autorités administratives et souhaite que le dialogue soit privilégié.

Le BUTDRA est une institution de l’État en charge de gestion collective du droit d’auteur créée par la loi 05/PR/2003 portant protection du droit d’auteur, des droits voisins et des expressions du folklore.