Tchad : les sociétés de gardiennage allègent le taux de chômage des jeunes

Installées au Tchad vers la fin des années 90, les sociétés de gardiennages participent considérablement à la réduction du chômage des jeunes. Etudiants, diplômés sans emploi, personnes sans profil requis… gonfle ce secteur d’activité.

Pendant longtemps considéré comme un secteur d’activité réservé exclusivement aux personnes âgées, le gardiennage, est assuré de nos jours par toutes les catégories d’âges.  Agés généralement entre 19 et 60 ans, ces personnes qui travaillent dans les sociétés de gardiennages sont pour l’ensemble des désœuvrés qui sont à la recherche de la survie. Ce secteur d’activité absorbe dans la plupart des cas, des jeunes étudiants venant des quatre coins du Tchad.

Mbairamadji, étudiant à l’Université Adam Barka d’Abéché témoigne : « grâce à la société de gardiennage SNASE qui m’a embauché en tant que vigile, j’ai pu assurer ma formation universitaire. Avec le peu que je gagnais, je payais mon école, ma chambre, fournitures scolaires… Dieu merci, j’ai déjà fini le premier cycle universitaire»

Pour Djimtoloum, étudiant dans un institut privé de N’Djaména, ces entreprises de gardiennage ont permis à plusieurs familles de se prendre en charge. « Je suis venu de Moundou et j’habitais chez une tante à mes débuts. Peu après, une fille est tombée enceinte de moi et m’a regagné. Ma tante nous a chassés de chez elle. Mais, une société de gardiennage m’a embauché et me paye un salaire qui me permet de louer une chambre et prendre soin de ma petite famille », confie-t-il. Comme Mbairamadji et Djimtoloum, nombreux sont ces jeunes qui se débattent dans ces entreprises pour joindre les « deux bouts ».

Au-delà de la survie que ce métier assure aux gardiens ou vigiles communément appelés « abba-gardi » ou « CSP » , il participe à l’épanouissement de l’homme. Bien plus, après une décennie d’existence au Tchad, ces entreprises de gardiennage ne sont pas nombreuses pour employer assez des mains d’œuvres et réduire ainsi le chômage des jeunes. Des efforts doivent être fortement menés pour créer un cadre incitatif aux investisseurs tant nationaux qu’étrangers pour installer de telles entreprises au Tchad pour réduire inéluctablement le taux de chômage.

Franck Mbaïdjé Mbaïdigotar

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