Littérature : “Le prix du sang” remet en cause la pratique de la « dia »

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Un débat littéraire a porté ce vendredi 10 juin 2016 sur le roman ‘’Le prix du sang’’ paru aux éditions Sao en 2014. L’œuvre  de Brahim Guihini Dadi met en exergue la pratique de la dia qui, selon l’auteur est dépassée et mérite d’être abolie.

La dia est une pratique qui consiste à dédommager, à payer les parents d’une victime par ceux du coupable. Elle occupe une place prépondérante  dans le roman dont le titre est lui-même « dia » en arabe qui signifie « le prix du sang » .  Elle est d’origine musulmane et sa pratique diffère d’un peuple à un autre.

Selon Madjirébaye Hervé, modérateur du débat littéraire, Le prix du sang de Brahim Guihini Dadi « est le récit d’une série de tentatives de résolution de conflits opposant le clan Aïra à celui des Mabouria, deux sous-tribus Toubou ». Il est question dans l’œuvre, de la conception de la dia par les Toubou, un peuple vivant dans le Nord du Tchad. Pour eux, la dia constitue  l’un des piliers et/ou socles des valeurs communautaires.

Selon les récits de du roman, la première tentative de résolution d’un conflit par la dia concerne un meurtre survenu par accident entre deux amis, des adolescents dont l’un est issu du clan aïra et l’autre mabouria. Le versement de la dia qui est un règlement à l’amiable devant « dédouaner le tueur de son crime a échoué. Car, en plus des cent têtes de chameaux payés par les Mabouria, les Aïra réclament deux esclaves.

En tout, trois cas de meurtre ont été évoqués par l’auteur dans son œuvre montrer combien la dia est une pratique dépassée, d’où la nécessité de son abolition dans les sociétés modernes.

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