Culture : le Tchad est représenté au festival de Cannes 2018

Culture : le Tchad est représenté au festival de Cannes 2018

Le film Dia (Prix du sang) du réalisateur tchadien, Achille Ronaïmou Adoumbaye, fait partie de la sélection 2018 de la Fabrique Cinéma de l’Institut français. Cette sélection ouvre à l’auteur les portes du festival de Cannes 2018 qui commence, mardi 08 mai 2018.

Après des sessions d’écriture et de réécriture par Sud Ecriture, l’association tunisienne pour le développement en écriture de cinéma en 2016, le projet du long métrage, Dia, de M.Achille tarde à se matérialiser. C’est à l’issue de la plateforme, Ouaga Film Lab 2017 en septembre 2017 que Dia se retrouve parmi les dix projets sélectionnés par l’Institut Français pour la fabrique des cinémas du monde au festival de Cannes 2018. Pourtant il est rédigé depuis 2014.

Lors d’un point de presse, Achille Ronaïmou Adoumbaye invite le gouvernement tchadien à faire preuve de responsabilité dans l’accompagnement des artistes tchadiens. « Tous les artistes tchadiens qui émergent aujourd’hui à travers le monde sont passés par l’Institut français et cela est bien dommage, car ces derniers, bien qu’ils soient fiers d’être Tchadiens, ils ne parlent jamais de la politique culturelle de leur pays dont ils sont ambassadeurs » témoigne-t-il. En effet, le prix de l’Institut français pour la fabrique des cinémas du monde est une bourse qui permet aux adeptes du cinéma de se rendre au festival de Cannes dans l’optique de rencontrer des professionnels du domaine, des producteurs, des coproducteurs, des distributeurs et vendeurs internationaux.

L’auteur-réalisateur Achille explique qu’à la Fabrique, les réalisateurs et producteurs des 10 projets retenus participeront également aux autres programmes du festival de Cannes notamment les projections de films, les conférences débats, la marche sur le tapis rouge. Le long métrage Dia d’une durée de 90 minutes d’après son auteur-réalisateur, dénonce la mauvaise pratique du prix du sang par certains fidèles musulmans, chose que condamne le Coran.

Ainsi, le film met en scène un chauffeur de taxi de N’Djaména, M. Dane qui renverse un élève de 9 ans rentrant de l’école. Il l’emmène à l’hôpital et quand il revient le lendemain prendre des nouvelles, on lui annonce que l’enfant est mort. Les parents du défunt réclament la Dia. Toute la communauté de son village, amis et proches parents de Dane cotisent pour payer la somme demandée. Quelques mois plus tard, le destin place l’enfant qu’il a cru avoir tué sur son chemin. Notons que Dia est le tout premier long métrage de l’auteur-réalisateur Achille, hormis ses courts métrages à savoir Kadbor, Les mineurs en prison et Ganoune.

Un commentaire

  1. Assane Dopoide
    10 mai 2018 at 13 h 52 min Répondre

    Tu es fort et bien pour donner le meilleur de toi meme,alors poursuit ta lutte,le tout puissant veuillera.

    Franche

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