Entrepreneuriat : la nécessité de favoriser l’émergence d’écosystèmes dynamiques par l’innovation

Entrepreneuriat : la nécessité de favoriser l’émergence d’écosystèmes dynamiques par l’innovation

En marge du Congrès mondial de l’entrepreneuriat tenu courant avril 2018 à Istanbul, les représentants de près d’une vingtaine de gouvernements et d’organisations se sont engagés à œuvrer pour l’émergence des startups à travers l’innovation. C’était à l’occasion d’une déclaration conjointe.  

La délégation tchadienne à cette grande rencontre des entrepreneurs était composée de cinq acteurs de l’écosystème entrepreneurial à savoir : le directeur exécutif du Global Entrepreneurship Network Chad, M. Routouang Mohamed Ndonga Christian, Abdelsalam Safi, cofondateur de WenakLabs, Abba Vincent M. Koundja, Coordinateur de Reach for Change Tchad, Andréas Koumato, Cofondateur de Mossosouk.com et la Championne de la compétition Future Agro Challenge Tchad, Mme Nedjim Ninga Toloum

Voici la déclaration des gouvernements ayant pris part au Congrès mondial de l’entrepreneuriat 2018 :

« Nous, les représentants des gouvernements d’Argentine, Bahreïn, Bénin, Brésil, Cambodge, Colombie, République Dominicaine, Kenya, Mexique, Nigeria, Paraguay, Roumanie, Arabie Saoudite, Afrique du Sud, Taïwan, Gambie, Turquie, Ouzbékistan ainsi que Direction générale du marché intérieur, de l’industrie, de l’entrepreneuriat et des PME de la Commission (DG GROW)

RAPPELANT que la réunion ministérielle des startups à Istanbul s’appuie sur trois réunions pilotes des ministres tenues à Milan (2015), Medellin (2016) et Johannesburg (2017)

CONFIRMANT l’impératif d’un dialogue de haut niveau entre les responsables politiques et les experts en politique de l’entreprenariat sur la manière dont les agences du secteur public à travers le monde peuvent encourager la croissance entrepreneuriale

RECONNAISSANT la contribution accrue des «entreprises à forte croissance» à la production de la production et de l’emploi dans les économies avancées et en développement

RECONNAISSANT que les «entreprises à forte croissance» sont souvent plus productives, innovantes et intégrées aux marchés mondiaux – créant des retombées positives et engageant des travailleurs et des gestionnaires plus qualifiés

RECONNAISSANT, toutefois, que les «entreprises à forte croissance» sont souvent épisodiques et de courte durée, en particulier dans les pays en développement, se trouvant dans tous les principaux secteurs d’activité, et dans toutes les zones géographiques.

CONSIDÉRANT que les «entreprises à forte croissance» sont très difficiles à prévoir – étant dans certains cas le résultat de distorsions ou de chocs de demande idiosyncrasiques plutôt que révélateurs d’une performance intrinsèquement bonne

DÉCLARONS par la présente que nous allons:

  1. Continuer d’améliorer les conditions du marché pour une entrée et une expansion efficaces des entreprises potentiellement «à forte croissance» en:
    1. Favoriser l’émergence d’écosystèmes dynamiques d’entrepreneuriat et d’innovation, notamment en promouvant des politiques visant à renforcer les capacités des entrepreneurs et des entreprises à explorer les opportunités offertes par les nouvelles technologies de rupture; et
    2. Éliminer les obstacles à une sortie efficace des entreprises moins productives, y compris la rationalisation de l’utilisation des politiques en faveur des PME, d’autres mesures visant à soutenir le secteur des entreprises et le régime de l’insolvabilité.
  2. Renforcer la capacité de l’État à concevoir, mettre en œuvre et évaluer des politiques visant à favoriser l’émergence d’entreprises à «forte croissance», notamment en promouvant une politique fondée sur des données probantes et en collectant des données au niveau des entreprises.
  3. Chercher des moyens de promouvoir un échange systématique de connaissances entre les gouvernements, le secteur privé, les communautés universitaires et les praticiens sur l’impact des «entreprises à forte croissance» et les politiques visant à encourager leur émergence, en particulier dans les pays en développement.
  4. Chercher à se regrouper dans une année à la Startup Nations Ministériel 2019 pour évaluer les progrès sur ces objectifs ».

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