Faute de politique de gestion des déchets, la ville de N’Djamena sombre dans l’insalubrité. Mais, cette situation est loin d’être une priorité pour les autorités municipales des différentes communes de la ville. Chaque quartier ou ménage gère, selon son organisation, les déchets produits. Dans la commune du 6e arrondissement, un centre de transfert des ordures est en cours de finalisation.

Selon le maire adjoint de la commune du 6ème, la gestion des ordures est à plusieurs niveaux. Il s’agit d’abord de la commission spécialisée en charge de l’hygiène et assainissement qui donne des orientations politiques. Cette commission est composée des conseillers municipaux qui mènent des réflexions sur des sujets liées à la salubrité et à l’assainissement de la commune. Au second niveau, il y a la commission hygiène et assainissement qui met en pratique les propositions faites par les commissions ensuite s’occupe de la sensibilisation de la population sur les aspects liés à l’hygiène et l’assainissement et font des inspections dans les zones insalubres. Au troisième niveau, se trouve le service de la propreté qui s’occupe de la collecte des ordures et le nettoyage des rues.

« En ce qui concerne des ordures qui existent toujours dans notre circonscription, il faut savoir que notre commune est petite, donc il n’y a pas d’espace pour les dépotoirs qui servent les ordures de transit. Donc c’est un enlèvement direct. Quand les bennes tasseuses sortent, c’est pour enlever les ordures qui sont stockés dans le bac à ordures devant les ménages », exlique le maire adjoint.

Le maire Abakar Khamis rapporte que l’expérience des bacs à ordures publics a été menée avec la mairie centrale. « Malheureusement cela n’a pas duré, et mal géré. L’endroit qu’on dépose était devenu des dépotoirs sauvages. La population au lieu de mettre les ordures dans le bac à ordures, dépose juste à côté. Alors, chaque fois, il faut mobiliser les gens pour ramasser et remplir le bac à ordures avant d’aller le déposer. Et les bennes ne peuvent pas attendre pendant tout ce temps », regrette-t-il.

Pour remédier aux problèmes des ordures, la commune du 6ème arrondissement a construit un centre de transfert. « Le centre est construit en face du stade du Paris-Congo avec l’appui de l’AFD et la mairie centrale. Il reste l’équipement. Au début du premier trimestre de cette année 2023, le centre sera fonctionnel. Il y aura d’enlèvement régulier. Tous ceux qui collectent les ordures dans le 6ème arrondissement à savoir le comité d’assainissement, les associations, les entreprises privées et même les particuliers peuvent déposer les ordures dans ce centre. Puis les machines sont là pour transférer au dépotoir final », informe Abakar Khamis.

« C’est un centre moderne qui peut faire le tri, c’est-à-dire il y a des hangars de tri qui permettent d’enlever les objets qui peuvent être recyclés comme les fers, les aluminiums. Les ordures, on les dépose hors de la ville » explique-t-il.

La commune du 6ème arrondissement compte 430 hectares répartis dans deux quartiers Paris-Congo et Moursal qui, à leur tour, sont divisés en 27 carrés. Il est considéré comme le plus petit arrondissement de N’Djamena.