Le chômage va crescendo dans notre société et est source de frustrations et de déception pour beaucoup de jeunes et familles. Cette situation est le résultat de l’inadéquation entre la formation ouverte dans les structures Universitaires et la demande de la main d’oeuvre. A cela s’ajoute une faible capacité d’absorption de la fonction publique. Ce qui fait qu’après leur formation universitaire, les jeunes peinent à avoir du travail. Pour y faire face, le pédagogue et enseignant-chercheur Djimrassem Thalès suggère l’apprentissage des petits métiers et l’entrepreneuriat dans les écoles et universités.

Le chômage et le sous-emploi des jeunes sont parmi les principaux problèmes que rencontrent la majorité des pays en développement et le Tchad en particulier. Dans le pays de Toumaï, après la formation, les jeunes n’ont les yeux rivés que sur la fonction publique malheureusement celle-ci ne peut contenir tout le monde.

Selon le pédagogue et enseignant-chercheur Djimrassem Thalès, l’État a se devoir de garantir de l’emploi aux jeunes. Pour lui, au-delà de la fonction publique, l’État doit créer des emplois qui permettront aux jeunes de se prendre en charge.

Vendre ses diplômes est la pire des choses pour un jeune diplômé, il faut plutôt se reconvertir dans les activités génératrices de revenus ou encore aller dans l’entrepreneuriat . L’urgence actuelle, c’est de redéfinir les objectifs de l’école tchadienne pour prendre en compte les aspirations et besoins de la société tchadienne de manière générale“, souligne-t-il.

Il poursuit qu’après la formation universitaire, les jeunes doivent aussi compléter leur savoir en apprenant dans les domaines comme l’anglais, informatique… ces domaines d’une manière ou d’une autre sont les portes d’entrée dans les secteurs privés.

” Je demande aux jeunes d’être persévérants et courageux. L’essentiel n’est pas seulement d’utiliser la violence ou la force. Mais plutôt réfléchir et développer des atouts et les possibilités à développer avant l’intégration”, conseille Djimrassem Thalès.