Pour une paire de boucles d’or disparue, elle contraint sa sœur et son neveu à jurer sur le Coran

Les  commentaires d’indignation vont bon train le 05 août dernier sous le hangar du sultan de la ville de N’djamena, Mahamat  Chanko, lorsqu’une jeune femme et son enfant âgé  de 9 ans s’apprêtent à jurer sur le coran, livre saint des musulmans. En dépit du conseil des quelques membres de la famille qui tentent de la dissuader, la jeune fille mère  et son fils accusée par sa grande sœur pour avoir chipé ses boucles en or  décident  finalement de poser les mains sur le livre saint pour prouver leur innocence. « C’est ma grande sœur consanguine. Si malgré ce lien biologique qui nous lie, elle  m’a trainé chez  le sultan, la meilleure façon pour prouver mon innocence ainsi que celle de mon fils est de prêter serment, je n’ai pas le choix de jurer. Je vais jurer non pour que le malheur d’Allah l’a frappe, mais je vais jurer pour que Dieu l’a pardonne », s’indigne dame Haoua, l’accusée.

Ainsi après ablution, la jeune fille mère demande au sexagénaire stupéfait en charge du dossier de passer à l’action. Ce qui est fait. Elle exige également à son fils qui ne va pas tarder de jurer comme sa mère génitrice.  Voilà, un serment qui opposera à jamais deux sœurs pour le reste de leurs vies et ce  à cause d’une paire de boucles d’oreilles en or.

Les faits remontent courant fin juillet dernier. Ce jour- là, dame Fatima constate la disparition de ses boucles en or dans la maison familiale. Sans vérifier, ni parvenir à prendre quelqu’un en flagrant délit, dame Fatima foule copieusement la présomption d’innocence de sa grande sœur ainsi que celle de son neveu en rendant son verdict.  Pour elle, ses boucles en or disparues est  l’œuvre de sa petite sœur. Chose que sa petite sœur refuse d’en reconnaître. Face à la réticence, la dame Fatima  oriente les mêmes accusations vers son neveu, un gamin âgé de 12 ans. N’ayant eu gain de cause, la dame Fatima décide de trainer sa petite sœur et son fils chez  le juge coutumier.

Les vrais croyants reconnaissent la force du saint Coran. Jurer sur ce livre saint, c’est courir les risques d’éventuels sorts ici-bas comme à l’au-delà. Que les jugent réfléchissent sur les conséquences de tout serment, surtout quand il s’agit d’une affaire de famille.

Le Miroir 111

 

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