Tchad : La France demande à ses ressortissants de faire preuve de vigilance en raison de ses engagements au Nord Mali

La situation au nord du Mali, ainsi que l’opération de sauvetage des otages en Somalie qui a eu lieu la semaine dernière, pousse les autorités françaises à rappeler à leurs ressortissants de faire plus preuve de prudence. Compte tenu de l’engagement de la France dans ces terrains, il serait prudent d’être sur ses gardes, même si le Tchad n’est pas un terrain hostile. Ci-dessous, un extrait des de sécurité recommandations concernant les déplacements dans certaines zones du pays.

- L’enlèvement, puis l’assassinat de deux de nos ressortissants au Niger le 9 janvier 2011 qui succède à celui, le 16 septembre 2010, de cinq de nos compatriotes à Arlit (Niger) vient rappeler le niveau particulièrement élevé de la menace terroriste dans l’ensemble de l’arc sahélo-saharien. La plus extrême vigilance et un strict respect des consignes de sécurité s’imposent.

- Les conditions de sécurité au Tchad, tant dans la capitale qu’en province, se sont dégradées depuis la rentrée de septembre 2012.

– A N’Djamena “intra muros” (zone orange, déconseillée sauf raison impérative), les quartiers dits “européens”, traditionnellement fréquentés par les expatriés, ne sont plus exempts d’actes criminels (vols à main armée, braquages, “car-jacking”…) commis, parfois, en pleine journée. Les femmes semblent particulièrement visées. Il est indispensable de circuler en voiture, portières fermées, et de faire les contrôles d’usage (rétroviseurs) avant de sortir de son véhicule. Il faut toujours conserver avec soi une somme d’argent minimale (20.000 à 30.000 francs CFA) et éviter de porter des objets ostentatoires (smartphones, bijoux…). La nuit, les quartiers populaires tels que Moursal, Chagoua et l’Est de la ville notamment peuvent être dangereux.

– En province (zone orange, déconseillée sauf raison impérative), les coupeurs de route sont toujours extrêmement actifs. Armés et bien organisés, leurs agressions peuvent aller jusqu’à l’enlèvement de leurs victimes, pour quelques heures. Les déplacements en province doivent être limités au strict nécessaire et, dans toute la mesure du possible, la voie aérienne doit être privilégiée. En cas de voyage par route, il convient de solliciter une escorte de la part des autorités tchadiennes. Les mesures de prudence d’usage doivent être respectées : ne pas voyager de nuit, éviter les retraits d’argent importants, à intervalles réguliers, juste avant un départ; rester discret sur les dates, horaires et conditions du voyage; limiter au maximum les interlocuteurs informés du déplacement. La possession d’un téléphone satellitaire (qui exige une autorisation des autorités tchadiennes) est indispensable pour communiquer en dehors des zones de couverture GSM.

- L’insécurité dans l’Est et le Sud du Tchad (frontière avec la province soudanaise du Darfour et avec la RCA), région dans laquelle se sont produits de nombreux incidents sécuritaires et plusieurs enlèvements de ressortissants français au cours des mois d’octobre et de novembre 2009, ainsi qu’en juin et juillet 2010, reste un sujet de préoccupation. Il convient donc de restreindre tout séjour prolongé dans cette région afin de limiter le risque de nouveaux incidents.

- Les déplacements sont formellement déconseillés en zone rouge, c’est-à-dire à proximité immédiate des frontières nigérienne, libyenne, soudanaise, centrafricaine et nigériane, ainsi que dans la région située au Nord du Lac Tchad (ouest et nord du demi-cercle Lac / Bol / Mao, à l’exclusion de ces deux dernières villes).

- En zone orange, les déplacements doivent être limités aux seuls déplacements qui revêtent un motif impératif, notamment professionnel. En tout état de cause, il convient de se renseigner préalablement sur la zone dans laquelle on souhaite se rendre et en avertir le consulat.

- Le moindre incident de circulation, y compris en cas de responsabilité de la partie adverse, peut rapidement provoquer une attitude agressive de la population (à but essentiellement financier). L’emploi d’un chauffeur tchadien est donc vivement recommandé. A cause des risques importants liés à la circulation routière et en raison d’agressions très fréquentes (et souvent violentes) les visant, l’utilisation des deux roues (vélos, mais surtout motos ou mobylettes) est formellement déconseillée, que ce soit comme conducteur ou comme passager.

Délinquance de droit commun

Outre le respect des règles habituelles de prudence en vigueur au Tchad, une certaine vigilance est conseillée dans les déplacements de nuit à N’Djamena (surtout dans les quartiers excentrés de la capitale). A cette occasion, il est vivement conseillé de verrouiller les portières de son véhicule.

La délinquance de droit commun (vols, braquages, cambriolages), souvent accompagnée d’actes de violence, est de plus en plus fréquente dans la capitale, y compris en pleine journée. Pour les Français se trouvant dans le pays, la plus grande prudence est conseillée pour tous les déplacements dans N’Djamena. Il convient notamment de ne se déplacer qu’en voiture, et d’être particulièrement vigilant avant de sortir de son véhicule. Avant tout déplacement en province, il est fortement recommandé de prendre l’attache de l’ambassade (cf. la rubrique “numéros utiles”).

Tous les Français de passage, même pour une courte durée et même dans le cadre d’un voyage organisé par une société de tourisme, sont invités à se faire connaître – dès leur arrivée – auprès de la section consulaire de l’ambassade.

Source : diplomatie.gouv.fr

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