Le président du parti Rassemblement pour la Justice et l’Égalité des Tchadiens, Ordjeï Abderahim Chaha, a animé un point de presse ce 25 février 2023 au cours duquel il a réclamé la libération des personnes arrêtées suite aux manifestations du 20 octobre 2022 contre la prolongation de la transition au Tchad.

Le 20 octobre 2022, des associations de la société civile et partis politiques dont le Rassemblement pour la Justice et l’Égalité des Tchadiens ont appelé à une marche pour protester contre la transition au Tchad de 24 mois. Une manifestation qui a été réprimée dans le sang. L’on dénombre plusieurs morts mais aussi des personnes arrêtées puis condamnées à des peines de prison ferme.

Pour le président du parti Rassemblement pour la Justice et l’Égalité des Tchadiens, ces personnes sont injustement détenues puis condamnées et exige leur libération dans un délai n’excédant pas une semaine. “Si l’ultimatum n’est pas respecté, nous interpellerons les partis politiques, les organisations de la société civile et les populations de s’en tenir fortement à la désobéissance civile pour rendre ingouvernable ce pays dirigé par des hors – la – loi”.

Par ailleurs, le Rassemblement pour la Justice et l’Égalité des Tchadiens demande aux autorités françaises de ne plus interférer dans les affaires internes du Tchad car selon Ordjei Abderahim Chaha la politique française de l’ingérence, demeure de facto le premier soutien et la première caution, de la cruauté de la junte. “La manipulation de la France à assurer des dauphins au pouvoir et de maintenir à la présidence, contre le bon sens, crée un sentiment anti – français”.

Pour le président, cette politique est à l’origine du desamour des africains de la France qui s’observe au Mali et au Burkina Faso et indique que si cela ne change pas la situation se reproduira au Tchad.