mercredi 1 février 2023

Évènements d’Abéché : signature d’un accord de non-agression

A la suite de violentes manifestations qui ont secoué la ville d’Abéché les 24 et 25 janvier, une mission gouvernementale dépêchée sur place a permis de calmer les esprits. Les protagonistes se sont engagés à vivre en paix.

L’intronisation d’un nouveau chef de canton a mis le feu aux poudres à Abéché, chef-lieu de la province du Ouaddaï. Sortis massivement dans les rues pour protester contre son installation, les manifestants  ont été violemment réprimés  par les forces de l’ordre. Au moins une dizaine de personnes ont perdu la vie. Le Collectif des associations de défense des droits de l’Homme (CADH) a dénoncé une répression « aveugle » et demandé l’ouverture d’une enquête indépendante.

Une mission gouvernementale s’est rendue sur le terrain. Dans la foulée, le sultan du Dar Ouaddaï et le chef de canton rejeté sont suspendus. L’équipe a réuni les leaders des parties en conflit pour une réconciliation. Un engagement de non-agression et un protocole d’accord ont été signés.

Ces actes prévoient, entre autres, la dénonciation de toute personne suspecte ou détenant des armes dans la province du Ouaddaï ; l’évitement de tout affrontement physique avec les forces de l’ordre ou toute entité ; le bannissement de la haine, le tribalisme et la division ; la collaboration avec les forces de l’ordre. « Nous disons ça suffit ! le sang des innocents a beaucoup coulé. Nous voulons mettre fin à ces évènements sanglants répétitifs. La paix chèrement acquise ne saurait être remise en cause », martèle le ministre de la Sécurité publique, Souleymane Abakar Adam.

Il met en garde ceux qui tenteraient de « saper » ces accords. « Ils trouveront l’État en face d’eux », prévient-il. Au Tchad, ajoute-t-il, les communautés vivent en harmonie. «   Il n’y a pas des ethnies qui sont entrés dans d’autres à travers de nombreux brassages socio-économiques, culturels et religieux. La violence n’a jamais été une solution mais plutôt un problème dans le problème. Vous avez le choix entre reconnaître l’autorité de l’État et vivre en paix (…) accepter le vivre-ensemble, désobéir les lois et textes de la république  et aller dans la prison de Koro-Toro », menace-t-il.

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