Le Niger, le Burkina, le Mali et le Tchad font partie des pays où les enfants ont moins de chance d’être scolarisés selon l’Unesco

Le Niger, le Burkina, le Mali et le Tchad font partie des pays où les enfants ont moins de chance d’être scolarisés selon l’Unesco

Le monde a célébré ce 24 janvier 2020,  la Journée internationale de l’éducation. Une journée proclamée par l’Assemblée générale des Nations-Unies afin de mettre en lumière l’éducation en tant que pilier du bien-être humain et du développement durable.

Le thème retenu cette année qui est «apprendre pour les populations, la planète, la prospérité et la paix », souligne la nature intégrée de l’éducation, ses objectifs humanistes, ainsi que son rôle central pour la réalisation des ambitions collectives en matière de développement. Il donne également aux parties prenantes et aux partenaires la flexibilité d’adapter la célébration à des publics et à des contextes variés, ainsi qu’aux thèmes prioritaires.

La célébration de 2020 placera l’éducation et l’apprentissage qu’elle permet en tant que meilleure ressource renouvelable de l’humanité, et réaffirmera le rôle de l’éducation en tant que droit humain fondamental, bien public et moteur du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Dans la région du Sahel, l’objectif de la scolarisation universelle et de la qualité de l’éducation reste un défi majeur. Le Niger, le Burkina, le Mali et le Tchad font partie des pays où les enfants ont moins de chances d’être scolarisés (Unesco). Au Mali, 40 % des enfants ne vont pas à l’école ; au Tchad, moins de 30 % des enfants achèvent leur scolarité primaire ; au Burkina Faso, plus de 40 % des jeunes de 15 à 24 ans sont analphabètes (ISU). Les conflits creusent également les inégalités dans la région. Les impacts de la crise sur les filles sont démultipliés. Au Niger, 56 % des filles ne vont pas à l’école. Moins de 10 % des enfants en situation de handicap dans la région du Sahel sont scolarisés.

Les facteurs persistants d’exclusion de l’école restent nombreux : la violence au sein des communautés ou des écoles, les discriminations, les mariages précoces, les frais de scolarité, l’absence de toilettes adéquates, l’insécurité des écoles, le chemin à parcourir, le travail, l’enrôlement des enfants… Ces obstacles pourraient être surmontés si les gouvernements prenaient des mesures à plus grande échelle dans la région tout en adaptant les politiques éducatives aux territoires et aux besoins de leurs populations.

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