dimanche 25 septembre 2022

“Ces violences sont les signes des mauvaises conditions d’études dans nos universités”, selon le psychopédagogue, Djimrassem Thalès

Des troubles occasionnés par les étudiants dans les universités sont monnaie courante. Un comportement qui, selon le psychopédagogue, Djimrassem Thalès, est le résultat des mauvaises conditions et le cumul des ”situations d’angoisse très élevées”.


Le recours à la violence par les étudiants, surtout ceux des universités publiques, pour exprimer leur ras-le-bol est inquiétant. Ce jeudi 20 mai 2021, la ministre de l’Enseignement supérieur, Lydie Béassemda, a été victime de cette violence, au campus universitaire de Toukra. Sa délégation a été prise à partie alors qu’elle était allée s’enquérir des conditions d’études dans ce campus. Deux véhicules ont été cabossés et un troisième brûlé. Il y a quelques années, c’était l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Mackaye Hassan Taïsso, qui a fait face à la même situation. Pour Djimrassem Thalès, enseignant chercheur à l’Université de N’Djaména, ” ces violences sont les signes des mauvaises conditions d’études dans nos universités”.

Par rapport aux conditions d’études, le gouvernement avait supprimé la bourse d’étude pour, justifie-t-il, “investir directement dans l’amélioration des conditions d’études, à travers le Centre national des œuvres universitaires”. Mais concrètement la situation n’a pas changé. “Les conditions d’études demeurent intenables et les étudiants cumulent des situations d’angoisse très élevées”, dit-il.
Selon Djimrassem Thalès, la ministre, Lydie Béassoumda, a fait une erreur, en effectuant une visite inopinée au campus universitaire de Toukra, car les conditions ne sont pas réunies. “Le milieu universitaire est malsain, au vu de ces conditions d’études très négatives”, ajoute-t-il.


Toutefois, il regrette la manière avec laquelle les étudiants revendiquent leurs droits. “Ils doivent plutôt utiliser les moyens pacifiques”, dit-il.
D’après lui, face à ces violences, il y a urgence d’animer la vie universitaire avec des activités qui favorisent la non-violence et la cohabitation pacifique. Mais en plus de ce travail, “il faudrait que les conditions minimum d’études soient réunies”.

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