Des établissements scolaires primaires de N’Djamena manquent des table-bancs. En pleine capitale tchadienne, les élèves suivent les cours à même le sol. Certains s’asseyent sur des briques. Tandis que d’autres apportent leurs bancs depuis la maison.

Nous sommes à l’école Annexe de Chagoua communément appelée école “Chigne”, dans le 6e arrondissement de N’Djamena. Le problème de table-bancs se pose avec acuité dans cette école primaire qui accueille plus de 700 élèves. La grande partie des élèves s’assoient à même le sol pour suivre les cours.

Reparti en 9 salles de classe selon le niveau (du CP1 au CM2), l’établissement dispose très peu de table-bancs. Certains enseignants de ladite structure scolaire refusent de se prononcer sur la question. Ils justifient leur silence par la peur d’être révoqué de leur poste.

La direction de l’école se plaint de la situation. “Nous avons un sérieux problème de table-bancs à l’école Annexe chagoua. Pour 9 salles de classes, nous avons 52 table-bancs qui ne sont d’ailleurs pas en bon état. Nos élèves étudient dans des conditions très difficiles“, se lamente la directrice de l’école primaire Annexe A, Tompté Rassem Prisca.

L’administration de l’établissement explique hors micro qu’elle fait des efforts chaque année auprès du ministère en charge de l’éducation nationale, mais sans résultat. L’école Annexe de Chagoua n’est pas le seul à manquer de table-bancs. On peut constater ce manque dans d’autres établissements scolaires de N’Djamena.

A l’école primaire d’Ardep-djoumal, le constat est pareil. Dans deux salles de classe, on peut observer moins de 10 table-bancs. Une réalité que reconnaît le directeur de l’école Mahamat Djida. “Il est très difficile de dispenser les cours aux enfants, car ils restent 5 à 6 par table-bancs. Il faut que l’état nous vienne en aide avec les fournitures scolaires et des enseignants“, plaide-t-il.

Dangourbe Yves, stagiaire