Economie : Des cambistes perdent 160 millions de FCFA dans une affaire floue

Economie : Des cambistes perdent 160 millions de FCFA dans une affaire floue

Six cambistes exerçant au Marché central de N’Djaména ont été dépossédés d’un montant de 160 000 000 FCFA. C’est dans un guet-apens orchestré par un groupe d’individus. Les faits remontent au 4 août 2018, au quartier Farcha, dans le 1er arrondissement municipal de la capitale. 

En effet, un cambiste âgé d’environ 60 ans a été trainé dans un guet-apens, avec cinq autres. A la veille de cette histoire, digne d’un film hollywoodien, le 3 juillet 2018, un homme s’est approché du principal cambiste pour lui échanger 70 000 dollars, soit 43 millions FCFA. La première opération s’est déroulée sans grande difficulté. Le lendemain, le client passe par l’intermédiaire d’un autre commerçant pour faire le change de 200 millions de FCFA en dollars.

Ces individus ont utilisé le nom d’un ancien membre du gouvernement pour effectuer leur sale besogne. Malgré la prudence du cambiste à s’assurer de ses potentiels clients, ces derniers ont réussi à l’escamoter. Pendant que le cambiste principal s’affairait à rassembler les sommes voulues, la personne intermédiaire appelle un autre cambiste pour s’associer à ce dernier. Une fois que le montant sollicité est rassemblé, le cambiste principal, et cinq autres prennent rendez-vous devant une mosquée à Farcha. Arrivés sur le lieu, ils sont dirigés vers une maison non loin de là. Ces cambistes ne s’attendaient pas à un piège.

Dans la maison, ils découvrent que, c’est une histoire montée de toute pièce. L’auteur principal du guet-apens, qui s’est fait passer pour ancien, est un créancier du deuxième cambiste à qui l’intermédiaire a demandé de s’associer aux côtés du cambiste principal. Ces individus qui avaient tout planifié, arrachent l’argent des cambistes, avec quatre policiers. Ils justifient que l’un des cambistes doit à l’auteur principal l’équivalent de la somme échangée, c’est-à-dire 200 millions Fcfa. Le cambiste a été trainé dans un commissariat par son créancier pour signer un procès-verbal de reconnaissance que les 250 000 dollars qu’ils ont pris lui appartiennent, mais ce dernier a refusé de s’exécuter.

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