dimanche 24 octobre 2021

Chronique Économie : les fondements de l’économie tchadienne

L’économie tchadienne est organisée en trois secteurs formels reconnus : primaire, secondaire et tertiaire. En plus de ces trois secteurs, s’ajoute un quatrième dit informel qui complète la structure de l’économie d’une manière générale.

Le secteur primaire

L’agriculture, l’élevage, la pêche, la chasse et l’exploitation forestière font partie du secteur primaire. Pour le Tchad, le secteur primaire représente environ 42,6% du Produit intérieur brut (PIB), selon la Banque mondiale. Les activités agricoles sont orientées vers le vivrier qui sont le sorgho, l’arachide, le blé, maïs et les autres tubercules (manioc, igname, taro, etc.) et les cultures dites de rente (coton, gomme arabique, etc.). Les techniques de production et les outils utilisés (houe, hache, etc.) donnent à l’agriculture un caractère traditionnel, même s’il ces dernières années, il y a un début de mécanisation.


L’élevage constitue le second élément important du secteur primaire. Mais le risque de surpâturage et de destruction du terroir, le conflit agriculteurs-éleveurs constituent un frein pour le développement de ce secteur. Pour améliorer la situation de l’élevage, il faut qu’un environnement favorable soit créé.

Le secteur secondaire

L’industrie du Tchad se concentre sur quelques filières à savoir la filière de coton qui comprend la Coton Tchad, l’Huilerie et la Savonnerie ; la filière Sucre, représentée par la CST (Compagnie sucrière du Tchad) ; la filière tabac qui comprend les Manufactures de cigarettes du Tchad (MCT) ; la filière boissons gazeuses et alcoolisées représentée par les Brasseries du Tchad (BDT) ; le groupe Ciments d’Afrique (CIMAF), SONACIM, la raffinerie de Djarmaya, etc. La faible diversification industrielle fragilise l’économie du Tchad à cause de fluctuation des prix des matières premières. Quelques facteurs continuent à freiner la transformation et le développement de la production industrielle. Les plus importants sont :

  • La pénurie de capitaux pour assurer les investissements nécessaires ;
  • La faiblesse des applications scientifiques et techniques ;
  • La faiblesse et le délabrement des infrastructures ;
  • L’insuffisance ou la pénurie de personnel qualifié ;
  • La rareté d’entrepreneurs capables de stimuler et de diversifier la production industrielle ;
  • La taille limitée du secteur privé et l’existence de rigidité d’ordre institutionnel.

Le secteur tertiaire

Le secteur tertiaire comprend le transport, le commerce et les services. Le commerce constitue la principale activité de la plupart des agents économiques du tertiaire. Mais la vente des matières primaires rencontre quelques difficultés notamment la fluctuation des prix et la faible compétitivité des produits. La compétitivité d’un produit, c’est son aptitude à faire face à la concurrence. Les services tels que le téléphone, les assurances, l’information économique, etc. sont des éléments constitutifs du secteur tertiaire. Les banques commerciales sont peu nombreuses pour drainer l’épargne des particuliers.

Le secteur informel

Le cordonnier qui répare des chaussures, le forgeron qui fabrique des outils, le paysan qui cultive son champ d’oignons ou qui trait sa vache, ou le marchand tchadien de vêtement qui gère une entreprise personnelle non immatriculée au registre du commerce, tous ces agents économiques exercent des activités classées dans le secteur informel. Ce secteur embrasse tous les domaines économiques (agriculture, pêche, élevage, mécanique, commerce et services, etc.). Le secteur informel est généralement exclu des statistiques officielles de production. Mais, ce n’est pas parce que des opérateurs économiques travaillent dans l’informel que leurs activités ne sont pas rentables ou importantes. Bien au contraire, certaines entreprises du secteur informel gagnent des millions.

L’agriculture et l’élevage sont des activités économiques importantes qui emploient 75% de la population dont la plupart d’entre eux sont engagés dans l’agriculture de subsistance. Dans l’ensemble, le secteur primaire représente 42.6% du PIB du Tchad (Banque mondiale).

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