jeudi 2 février 2023

Dialogue national : voici ce qu’attendent des chefs rebelles rentrés pour les assises

Ils ont tous fui le Tchad pour diverses raisons. Les uns se sont exilés, d’autres se sont engagés dans une lutte armée. Après leur retour, ils participeront au dialogue national qui s’ouvre ce jour au palais du 15 janvier de N’Djamena. Qui sont-ils, quels sont leurs plans?

Takilal Ndolassem du FPLS

Takilal Ndolassem a foulé le sol de la capitale le vendredi 19 août. Il regagne donc le pays après 4 ans d’absence sur la scène politique tchadienne. Cet activiste est leader du Front populaire de libération du sud (FPLS), avec une nouvelle vison du Tchad. « Il faut que le Tchad soit respectueux des lois, et que du nord, au sud en passant par l’Est et l’Ouest, celui qui mérite doit avoir sa place ». 

Il prendra part au dialogue national qui s’ouvre ce 20 août à N’Djamena. Mais avant cette rencontre, le leader de FPLS a mis ses idées sur place. Continuer la lutte politique en espérant amener ses militants vers la fédération. « Nous allons nous transformer en parti politique. Maintenant ce ne sera plus le FPLS, Front populaire de libération du sud, mais ce sera simplement Front populaire de libération (FPL). Nous allons nous engager vers les enjeux politiques futures c’est à dire les élections. Et nous allons vers la fédération… »

Aboubakar Choua Dazi du MDJT

Aboubakar Choua Dazi, leader et représentant du Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT) est revenu à N’Djamena pour porter la voix du MDJT, un mouvement créé par feu Youssouf Togoïmi en 1998 pour la défense de la communauté Toubou. Depuis la mort de son fondateur en septembre 2002 suite à l’explosion d’une mine, on entend rarement le nom dudit mouvement. 

Ce 20 août, son représentant, Aboubakar Choua Dazi portera ses couleurs pour le développement du pays. Leur attente repose sur le changement interne. ” A l’issue de ce dialogue, nous attendons le nouveau gouvernement, ensuite les élections présidentielles et législatives transparentes pour tous les Tchadiens “,  a déclaré Aboubakar Choua Dazi. 

Mahamat Assileck Halata, vice-président de l’UFDD

Parmi les représentants des politico-militaires arrivés le 19 août, il se démarque par les années passées loin de N’Djamena. Mahamat Assileck Halata a quitté le Tchad il y a 31 ans. Quelques années plus tard, il s’est engagé dans le groupe armé Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), créé par Mahamat Nouri. L’objectif était de renverser le pouvoir du défunt président, Idriss Deby Itno.  Mahamat Assileck Halata a mis une vingtaine d’années à manier les armes. 

A ce jour, Assileck Halata dépose les armes et décide de passer par des voix pacifiques. « J’entends dire qu’il y a des avis divergents dans ce dialogue, je comprends les positions qui sont figées, mais je me dis que cette position je l’ai pendant 31 ans. Aujourd’hui, c’est une autre génération qui arrive au pouvoir. Il faut composer avec elle pour aller de l’avant et construire ce pays », indique t-il. 

Adoum Sougui Hamid, président du MAR 

25 ans de lutte acharnée… homme de terrain. Le leader du Mouvement d’action de renaissance (MAR), et porte parole de Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad, Adoum Sougui Hamid est rentré au pays. Il a déposé les armes. Il a saisi la main tendue du président du Conseil militaire de transition ( CMT) pour participer au dialogue national . « c’est à nous de construire notre pays, à nous de le développer. Un temps pour les armes, un temps pour la paix. Je suis complètement venu  une bonne fois pour le développement de notre pays. Nous avons tant souffert. Il y a des milliers de personnes qui sont mortes pour cette guerre infernale qui n’a pas de fond. Pour cette raison, j’ai abandonné les armes », motive-t-il. 

Adoum Sougui Hamid dit qu’après le dialogue, il se mettra en politique. « Dans notre accord nous avons mis cet aspect (…), donc nous allons voir. Nous allons débattre toutes les questions sans tabou et prendre des décisions. Au moment opportun, nous allons voir comment faire pour transformer notre mouvement (MAR) en parti politique légal ». 






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