Après débat suivi de quelques piques à l’endroit des militaires tchadiens, les conseillers nationaux ont entériné simultanément deux projets de loi portant création d’un hôpital d’instruction des armées et d’une pharmacie centrale.

Ces deux projets de loi qui ont eu l’approbation des conseillers nationaux portent sur la création d’un Hôpital d’Instruction des Armées (HIA) et d’une Pharmacie Centrale des Armées (PCA). Selon le ministre des Armées, des Anciens combattants et des Victimes de guerre, Général Daoud Yaya Brahim, le processus de la réforme de l’armée à travers la mise en place de nouveaux organes, la création d’autres entités s’avère nécessaires pour de meilleures prestations de service au profit des forces de défense et de sécurité en matière de santé.

“L’Hôpital Militaire d’Instruction assure les besoins en santé au profit des militaires, et la Pharmacie d’approvisionnement ravitaille les différentes unités en produits pharmaceutiques. Ces organes fonctionnent avec des difficultés que la mise en place de l’Hôpital d’Instruction des Armées et la Pharmacie Centrale des Armées, sous forme des établissements publics à caractère administratif, dotés de la personnalité morale jouissant de l’autonomie financière et de gestion palliera aux manquements et autres dysfonctionnement constatés”, soutient le Général Daoud Yaya Brahim.

Aussi, relève le ministre des Armées, la PCA approvisionnera les hôpitaux et les centres de santé à titre onéreux. “Après prestation des soins aux militaires et leur ayant-droits, les hôpitaux sont remboursés par la Caisse Assurance Maladie des Armées (CAMA) dans le cadre de la couverture santé universelle”, rassure-t-il.