A l’initiative de l’Association Action des partenaires pour l’appui au développement (APAD), des organisations ont fait une visite à la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) ce 5 juin 2024.

Pour Pafing Guirki, coordinateur de l’APAD, être citoyen c’est connaitre les institutions de la République et il est de constat que la CNDH qui défend les droits humains n’est pas connue des citoyens. Ce qui justifie cette visite pour permettre aux organisations de connaître cette institution.

Présentant donc la CNDH, Banadji Boguel Pyrrhus, commissaire de ladite commission, souligne que l’institution a vu le jour par la loi 034/PR/1994 du 9 septembre 1994 et a été rattachée en ce temps à la Primature. Ce rattachement n’est pas propice pour que la commission puisse travailler valablement car n’ayant pas assez de ressources. Il a fallu, selon lui, attendre 2018 pour que le forum national propose l’indépendance de la CNDH. Cette proposition est entérinée par la loi 028/PR/2018 de 2018 faisant de la CNDH une institution indépendante.

Les missions assignées à la CNDH qui est une institution étatique et dont le budget de fonctionnement est assuré entièrement par le gouvernement sont entre autres : formuler des avis au gouvernement sur les questions relatives aux droits de l’homme ; participer à la révision de la législation en vigueur et l’élaboration des nouvelles normes relatives aux droits de l’homme ; aviser le gouvernement sur les ratifications des instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme et l’encourager à les ratifier sans réserve ; recevoir les plaintes et ouvrir les enquêtes sur les cas de violations des droits de l’homme ; attirer l’attention des pouvoirs publics sur les cas de violation des droits de l’homme et des libertés fondamentales et proposer les mesures tendant à y mettre fin.

Pour le président de la CNDH, Belngar Larmé Laguerre, son institution a un mécanisme de fonctionnement qui est bien différent des associations de défense des droits de l’homme. « C’est une institution de la République qui est régie par les textes. La CNDH plaide et avise les autorités, elle ne fait pas de l’activisme », tranche-t-il. Il reconnait tout de même que beaucoup reste à faire pour rendre la commission visible et ce notamment dans les provinces ou les chefs d’antenne affectés ne sont pas pratiquement à leurs postes.

L’Association action des partenaires pour l’appui au développement (APAD), la Coordination des associations pour la paix et le développement socio-économique et culturelle du 1er arrondissement (CAPDESEC), le Réseau des filles et femmes médiatrices sociales, la ligue tchadienne des droits des femmes (LTDF), l’Action tchadienne pour la paix et le développement durable (ATPAD), la Coordination des associations de la commune du 2e arrondissement (CACA 10) et le Réseau des associations et groupement des femmes handicapées (RAGFHT) sont les organisations à prendre part à cette visite.