Décret finance : deux directeurs refusent de passer la main à cause de leurs noms mal écrits

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La passation de service à la direction générale des Impôts, convoquée hier, mercredi 18 novembre 2015, est reportée sine die. A cause de leurs noms mal écrits, le directeur général sortant, Abdoulaye Tahiro Dabou, et son adjoint, Amine Mahamat Douba Alifa, ne se reconnaissent dans le décret n°2339-PR-PM-MFB-2015, du 16 novembre 2015, nommant d’autres personnes à leurs postes.

Dans ce décret portant nomination à des postes de responsabilité au ministère des Finances et du Budget, il est écrit que Doguine Yondé est nommé directeur général des Impôts, en remplacement de «Abdoulaye Dabiro», et Séïdou Mahamat Séïdou, est nommé directeur général adjoint, en remplacement de «Amine Douba». Le directeur général sortant et son adjoint, répondant, respectivement, aux noms de Abdoulaye Tahiro Dabou et Amine Mahamat Douba Alifa ont alors introduit, hier, mercredi 18 novembre 2015, à l’adresse du Premier ministre, «une requête contentieuse relative aux noms des deux directeurs généraux sur le décret  n°2339-PR-PM-MFB-2015», pour une clarification avant de passer le bâton de commandement à leurs successeurs. La faute administrative de la part du gouvernement étonne plus d’un agent à la direction générale des Impôts et même au sein du ministère des Finances et du Budget. Chacun y va de son commentaire. «Comment dans un décret, qui suit toute une procédure avant d’arriver à la présidence de la République, on peu écorcher les noms de personnes précédemment nommées par des décrets?» s’emporte un agent de fisc. Pour d’autres, même si le décret est truffé d’erreurs, le directeur général sortant et son adjoint doivent passer le commandement et poursuivre à l’Etat à la Chambre administrative pour entrer dans leur droit. Le directeur général sortant, M. Abdoulaye Tahiro Dabou, qui estime que, l’administration étant une continuité, l’on peut être remplacé après avoir accompli une mission, insiste, administrativement, qu’ils soient tous les deux situés. «Je ne refuse pas de quitter, tout comme adjoint. Nous aimerions être situés avant de passer le service. Nous ne nous opposons pas à un acte du chef de l’Etat, mais déplorons qu’on écrive mal les noms d’agents de l’Etat déjà nommés par un décret et archivé», explique M. Abdoulaye Tahiro Dabou.

HMA  

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