dimanche 5 février 2023

« Ce n’est pas la justice qui nous a arrêtés mais la politique qui a poussé la justice à faire sa volonté », Me Koudé Mbaïnaïssem

Me Koudé Mbaïnaïssem, après son interpellation suite à la marche du 14 mai a passé trois semaines entre quatre murs avec cinq de ses camarades. Malgré sa condamnation à un an d’emprisonnement avec sursis, il dit rester déterminé à poursuivre la lutte.

A la question de savoir si Me Koudé est enfin libre, ce dernier répond par l’affirmative et de poursuivre que dans une lutte il faut s’attendre à tout et que ce sont ces genres de conséquences qui contribuent à la formation d’un homme engagé. Pour lui, ses compagnons de lutte et lui-même sont engagés et déterminés à poursuivre cette lutte jusqu’à la victoire. « Dans une lutte comme celle-ci, nous sommes préparés que nous allons rencontrer ces genres de difficultés un jour à l’autre. Et ce ne sont pas ces genres de difficultés qui vont nous arrêter car c’est une question d’engagement et si nous désistons, nous aurons de compte à rendre », reste-t-il déterminé pour la poursuite de la lutte.


Pour lui comme pour les cinq autres leaders de wakit Tamma, leur arrestation n’est non seulement “injuste mais arbitraire” car dit-il, ils ne peuvent pas être poursuivis dans ces conditions. « Ce n’est pas la justice qui nous a arrêtés mais la politique qui a poussé la justice à faire sa volonté. Donc c’est la main mise de l’exécutif sur le judiciaire que nous dénonçons depuis toujours », dénonce Me Koudé Mbaïnaïssem.


Si aujourd’hui, dit-il, les gens se sont donnés “corps et âme” pour le condamner, lui et ses cinq compagnons, cette condamnation n’entame en rien leur engagement et leur détermination pour la cause de la nation tchadienne. « Nous nous sommes dits, si c’est la condamnation avec sursis, cela ne nous empêchera pas de parler. Nous allons parler jusqu’à ce que chaque tchadien retrouve sa liberté, son honneur sur son territoire car l’on ne peut pas être considéré sur son territoire comme un esclave », rappelle-t-il sa détermination.


Il poursuit par ailleurs que les restes du mal doivent être déterrés et que ses racines, c’est la France. « Si aujourd’hui, la France par ses autorités disent qu’on doit tomber dix mille fois parce que le Conseil militaire de transition (CMT) doit continuer à rester au pouvoir, ce n’est pas pour l’intérêt de la France mais d’un groupuscule au mépris du peuple tchadien. Et nous ne pouvons admettre cela, nous allons continuer à dire non à la politique française, non à la domination française au Tchad », clarifie Me Koudé Mbaïnaïssem.


Pour conclure, il insiste que les Tchadiens doivent retrouver leur honneur, leur dignité sinon la génération d’après continuera à être esclave sous la dépendance des autres. « Les manœuvres pour nous diviser que tel est du nord, tel autre est du sud, ou encore tel est chrétien et tel autre est musulman, ou l’un est francophone et que l’autre est arabophone, nous le savons déjà donc cela ne marchera pas. Et la prison nous a amené à connaître ces manœuvres de la division », fait-il comprendre.

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