Le secrétaire général de l’ONU a averti le mardi 13 juin, qu’une “cascade de crises” met en danger les progrès mondiaux visant à garantir les droits des personnes handicapées.

Prenant la parole lors d’une conférence visant à faire le point sur les actions menées depuis l’adoption de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), il y a 17 ans, Antonio Guterres a exhorté les pays à “faire beaucoup, beaucoup mieux pour parvenir à une plus grande inclusion et à une meilleure accessibilité”.

Ce qu’il faut savoir, le monde compte plus d’un milliard de personnes handicapées, dont la plupart sont en âge de travailler et vivent dans les pays en développement. Lors de la 16ème session de la Conférence des États parties à la CDPH qui se tient jusqu’à jeudi au siège de l’ONU, Antonio Guterres a déclaré que le traité ratifié par 186 pays et quelques 75% des États parties marquait “un moment décisif dans notre voyage commun vers un avenir plus juste et plus inclusif pour tous”.

Le chef de l’ONU a noté que les personnes handicapées “sont souvent les premières et les plus durement touchées” lorsqu’une crise survient. “Dans toutes les situations d’urgence, qu’il s’agisse de catastrophes naturelles, de pandémies ou de conflits armés, les personnes handicapées perdent la vie dans des proportions bien plus importantes”, a-t-il fait savoir.

Les travailleurs handicapés, faut-il le rappeler, qui souffrent déjà d’exclusion et de marginalisation, sont souvent les premiers à perdre leur emploi et les derniers à être réembauchés. “Par ailleurs, les femmes et les filles handicapées sont plus susceptibles de subir des violences et des abus, d’être confrontées à la discrimination et de rester piégées dans la pauvreté”, a regretté Antonio Guterres.