Une table-ronde des ministres africains pour le patrimoine mondial en Afrique dans le cadre de la 37e session du Comité du patrimoine mondial

PARIS, 18 juin (Xinhua) — Une table-ronde des ministres africains pour le patrimoine mondial en Afrique, avec l’objectif d’attirer l’attention sur les défis du patrimoine culturel africain, a été organisée dans le cadre de la 37e session du Comité du patrimoine mondial qui s’est ouverte dimanche dernier à Phnom Penh au Cambodge, a-t-on appris de sources officielles de l’Unesco.

Parmi les intervenants présents aux côtés de la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, et du président du Fonds pour le patrimoine mondial africain, Sibusio Xaba, figuraient notamment sept ministres: Hassan Arero Wario, ministre de la Culture, des Sports et des Arts du Kenya; Khamis S. Kagasheki, ministre des Ressources naturelles et du Tourisme de Tanzanie; Ama Tutu Muna, ministre de la Culture du Cameroun; Lucio Mario Lucio Sousa, ministre de la Culture du Cap Vert; Bruno Maiga, ministre de la Culture du Mali, Enock Dayang Menwa, ministre de la Culture, des Arts et de la Conservation du patrimoine du Tchad et Jerry Ekandjo, ministre de la Jeunesse, du Service national, des Sports et de la Culture de Namibie.

Pour Mme Bokova, les pays ne doivent pas avoir à choisir entre protection du patrimoine et développement. “L’Unesco s’emploie à montrer que les sociétés peuvent avoir les deux – en fait, doivent avoir les deux pour être équilibrées, inclusives et favoriser le développement durable”, a souligné la directrice générale de l’Unesco.

“Nous ne pouvons pas rester immobiles et nous contenter d’observer la situation, nous devons agir et inciter les autres à se mobiliser – tel a été notre objectif au Mali, où l’Unesco a été le fer de lance de l’action menée pour sauvegarder le patrimoine millénaire de ce pays”, a déclaré la directrice générale de l’ Unesco, qui a envoyé au début du mois de juin, une équipe d’experts à Tombouctou afin d’évaluer les dégâts causés à son patrimoine culturel.

Créé en 2006, le Fonds pour le patrimoine mondial africain s’emploie à renforcer les capacités de protection et de conservation du patrimoine dans la région, en promouvant notamment la formation dans ce domaine. Mais, “nous disposons d’un financement de cinq millions de dollars, ce qui est nettement inférieur aux 25 millions prévus lors de sa mise en place en 2006”, a regretté le président du Fonds, Sibusio Xaba, tout en appelant les pays de la région à allouer davantage de ressources, selon les mêmes sources.

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