La tournée africaine du Premier ministre chinois va promouvoir les relations Chine-Afrique

BEIJING, 30 avril (Xinhua) — Le Premier ministre chinois Li Keqiang se rendra en visite officielle en Éthiopie, au Nigeria, en Angola et au Kenya du 4 au 11 mai, dans le but de renforcer les relations sino-africaines.

Au cours de son séjour à Addis Abeba, M. Li visitera également le 5 mai le siège de l’Union africaine (UA). A Abuja, il assistera au Forum économique mondial (WEF) sur l’Afrique 2014.

Cette tournée sera la première de Li Keqiang en Afrique depuis son entrée en fonction en tant que chef du gouvernement chinois, et elle fait suite à la visite historique en Afrique du président chinois Xi Jinping en mars 2013.

Dans le contexte de la mondialisation, la Chine en plein essor et l’Afrique, continent émergent, s’efforcent de consolider leurs relations sur la base des principes du respect mutuel et de l’égalité.

Le fait que les deux parties ont uni leurs forces si étroitement et fassent front commun revêt une grande importance non seulement pour leur propre développement, mais aussi pour l’ approfondissement de la coopération Sud-Sud et l’établissement d’ une gouvernance mondiale multilatérale.

Au cours de sa visite, le Premier ministre chinois rencontrera les dirigeants de quatre pays africains et de l’UA, et entamera un dialogue ouvert avec des habitants de toutes classes sociales. Il va également prononcer un discours lors de sa visite au siège de l’ UA, pour exposer la politique de la Chine sur l’Afrique.

Cet événement devrait permettre aux pays et aux populations d’Afrique de comprendre en profondeur la vision de la nouvelle direction chinoise pour l’Afrique.

Depuis le premier voyage en Afrique du Premier ministre chinois feu Zhou Enlai, il y a un demi-siècle, l’Afrique a conquis une place de plus en plus importante dans la politique étrangère de la Chine, et les deux parties en ont dégagé régulièrement des perspectives de bénéfices mutuels dans un cadre gagnant-gagnant.

Historiquement, la Chine et l’Afrique ont partagé des expériences communes et se sont soutenues mutuellement sur des questions importantes. Le 25 octobre 1971, la Chine a recouvré son statut légitime aux Nations unies notamment grâce au soutien des pays en développement, parmi lesquels de nombreux pays d’Afrique. Le regretté dirigeant chinois Mao Zedong disait avec humour : “ce sont nos frères africains qui nous ont fait rentrer à l’ONU”.

En réalité, la Chine a toujours considéré l’Afrique comme un partenaire de coopération sur un pied d’égalité.

“La caractéristique principale de la coopération Chine–Afrique est son principe d’égalité et de bénéfice mutuel. La Chine ne se considère jamais comme un donateur envers l’Afrique, mais comme un partenaire”, a déclaré Liu Guijin, ex-représentant spécial de Chine aux Affaires africaines.

L’Afrique est “la base essentielle” de la diplomatie chinoise, et joue un rôle de plus en plus important dans la politique internationale de la Chine, dans une situation internationale de plus en plus changeante et complexe, a expliqué M. Liu.

LA PERCEPTION MONDIALE DE LA COOPERATION CHINE-AFRIQUE

Compte tenu des liens historiques et du fondement pratique, la Chine, le plus grand pays en développement du monde, et l’Afrique, un continent composé principalement de pays en développement, ont incontestablement constitué une communauté avec un destin commun, qui recherche un développement commun, ainsi que des résultats mutuellement bénéfiques et gagnant-gagnant.

En ce qui concerne la nature de la coopération Chine-Afrique, les points de vue détenus par les pays et les peuples africains sont les plus convaincants.

“La Chine participe au développement de l’Afrique”, tel est le titre d’un article récemment publié sur le Huffington Post écrit par l’économiste zambienne Dambisa Moyo, dans laquelle elle a discuté de la coopération Chine-Afrique.

“Les flux commerciaux chinois ne sont pas seulement un investissement positif dans la croissance mondiale et le programme de réduction de la pauvreté, mais ils peuvent aussi avoir un impact énorme pour conjurer les troubles civils et de l’instabilité en créant des possibilités d’emploi locales” pour le développement du monde et des économies émergentes, y compris les pays africains, a déclaré Mme Moyo, un ancien banquier de Goldman Sachs et employée de la Banque mondiale.

Les projets de l’infrastructure mondiale réalisés par la Chine “ont livré une liste complète des routes, des ports, des chemins de fer, des aéroports et des centrales électriques ; montrant un empressement à investir dans l’infrastructure même là où le secteur privé a tendance à être dissuadé en raison d’un profil de rendement relativement faible et les échéances des projets qui peut durer plus de 50 ans”, a ajouté M. Moyo.

Il Wenping, un chercheur en études moyen-orientales et africaines à l’Académie chinoise des sciences sociales, a déclaré que la rhétorique néo -colonialiste est sur le déclin en Afrique, montrant qu’elle manque une base solide.

Liu Guiqian a réfuté pour sa part l’accusation de “néo- colonialisme”, affirmant que le terme devrait être marqué sur ses inventeurs.

RÊVE DE DÉVELOPPEMENT POUR LA CHINE ET L’AFRIQUE

Le but ultime de la coopération Chine-Afrique est d’améliorer la vie des gens et de réaliser leur “rêve de développement” respectif.

Au cours de sa visite en Afrique, Li Keqiang devrait signer plusieurs accords de coopération gouvernementale et des contrats commerciaux avec les pays d’accueil et de l’UA.

Au Nigeria, Le Premier ministre chinois prenoncera un discours au Forum économique mondial sur l’Afrique qui se tiendra à Abuja. Il discutera de la croissance inclusive et de la promotion de l’emploi avec les dirigeants politiques, commerciaux et académiques en Afrique.

“Du point de vue économique, la coopération Chine-Afrique apporte à la Chine des ressources nécessaires pour son développement économique et apporte à l’Afrique des produits bon marché mais agréables”, a déclaré Li Zhibiao, un chercheur de l’Académie chinoise des sciences sociales.

L’investissement et les prêts chinois remédient partiellement au manque de financement pour le développement économique de l’Afrique et favorisent l’augmentation de l’emploi en Afrique, a indiqué Li Zhibiao.

L’Afrique est un facteur externe important pour la réalisation du “rêve chinois”, alors qu’elle constitue une destination importante des produits chinois – équipements, technologie et capitaux. Une Chine en plein essor est un partenaire de coopération fiable pour l’Afrique et un fervent partisan du “rêve de développement” de l’Afrique.

Suivant les principes de la sincérité, de l’amitié, du respect mutuel, de l’égalité et du bénéfice mutuel, comme l’a souligné le président chinois Xi Jinping lors de sa visite en Afrique en 2013, les deux parties travaillent dur pour chercher un développement commun.

Une “version améliorée” de la coopération Chine-Afrique prend forme grâce au Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), qui met en oeuvre activement les grands projets de coopération dans six domaines importants, à savoir la réduction de la pauvreté, l’industrie, la finance, la culture, le développement des ressources humaines etla sécurité.

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