Des responsables de 22 pays africains reçoivent une formation sur les changements climatiques

ABIDJAN, 10 décembre (Xinhua) — Environ 26 représentants de gouvernements de 22 pays d’Afrique sont réunis mardi à Abidjan pour se former sur les outils de lutte contre les effets du changement climatique sur les écosystèmes marins et côtiers.

La formation qui va durer trois jours vise à “intensifier la prise de conscience des gouvernements sur la nécessité d’appliquer des méthodes de gestion écosystémiques et communautaires permettant de réduire l’incidence du changement climatique”, a-t- on appris auprès des organisateurs.

La formation, initiée en collaboration avec le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), réunit des participants issus de la zone de la Convention d’Abidjan, un espace qui s’étend de la Mauritanie à la côte occidentale de l’Afrique du Sud.

Elle devrait “enrichir” les connaissances, “renforcer” les compétences et mettre à disposition des participants les outils nécessaires à l’application des mesures d’adaptation aux changements climatiques en insistant sur le concept “d’adaptation écosystémique”.

Cette approche, selon Abou Bamba, coordonnateur de la convention d’Abidjan, renforce les capacités des populations et des communautés pour leur permettre de s’adapter aux répercussions du climat sur leur milieu de vie et de travail et ainsi accroitre la résilience pour qu’elles puissent continuer de travailler.

Pour lui, avec cette approche, “il s’agit d’assurer la stabilité sociale et politique”.

“L’adaptation écosystémique sous-tend la capacité des personnes à s’adapter au changement et à se réorganiser pour ainsi pouvoir travailler afin d’assurer la stabilité sociale et politique”, a expliqué M. Bamba.

Selon lui, cette approche protège les côtes contre les tempêtes et permet aux mangroves, aux récifs et aux estuaires de continuer de fournir aux populations les services de pêche, de coupe du bois de chauffe et de tourisme “menacés par le changement climatique et l’activité humaine”.

“L’accroissement des populations côtières a provoqué une sur- utilisation des ressources côtières, ce qui est à l’origine de la dégradation de la qualité de l’eau et de la végétation terrestre des zones côtières, de la pêche intensive et des aménagements côtiers comme les ports et les hôtels”, a encore expliqué Abou Bamba.

Il a assuré que l’adaptation écosystémique est “seule” en mesure d’offrir “des avantages aux communautés locales, notamment la sécurité alimentaire, le logement, la réduction des risques, de l’eau douce et des médicaments et des services locaux de régulation climatique”.

La formation d’Abidjan vient en appoint à d’autres efforts déployés avec la mise en oeuvre de l’approche de “l’adaptation écosystémique” notamment au Cap-Vert, en Gambie, en Guinée-Bissau, en Mauritanie et au Sénégal.

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