RCA: l'ancien ministre Mohamed Moussa Dhaffane en détention, entame un grève de faim

BANGUI, 10 juillet (Xinhua) — Mohamed Moussa Dhaffane, ancien ministre d’Etat aux Eaux et Forêts et un des poids lourds du gouvernement de transition et de la Séléka, entame depuis trois jours une grève de faim dans les locaux de la prison du Camp de Roux où il a été detenu depuis fin juin pour accusations d’avoir l’intention de renverser le régime du président de transition centrafricain Michel Djotodia.

Ministre depuis le gouvernement d’union nationale formé le 3 mars après les accords de paix du 11 février à Libreville au Gabon, Dhaffane, leader de l’ancienne rébellion de la Convention des Patriotes pour le Salut du kodrö (CPSK)a été limogé, le 25 juin par un décret de Michel Djotodia avant d’être mis aux arrêts puis placé en garde en vue.

Depuis son arrestation, son domicile a fait l’objet de perquisition, sur instruction du parquet de Bangui. Mais, « ce qui s’est passé n’a rien à voir avec une enquête judicaire. La maison de l’ancien ministre a été complètement pillée, par des éléments de la Séléka, envoyés dans le cadre de ces enquêtes », a déclaré, Zeïnab Dhaffane, la soeur ainée de Moussa Mohamed Dhaffane.

Elle a également évoqué que durant cette perquisition, plusieurs membres de la famille, qui avait aidé Michel Djotodia à chasser François Bozizé du pouvoir en mars dernier, ont été arrêtés et conduit vers une destination inconnue.

Moussa Mohamed Dhaffane est accusé de malversation financière, recrutement des mercenaires et d’avoir voulu renverser le régime de Michel Djotodia.

« Tout porte à croire que Dhafane recrutait des mercenaires et achetait des armes », avait déclaré le ministre centrafricain de la Communication, Gazam Betty, à Xinhua peu après la publication du décret présidentiel limogeant le mis en cause qui « a utilisé son poste de ministre pour recruter des mercenaires ».

En d’autres termes, Mohamed Moussa Dassane est accusé de préparer un putsch contre le pouvoir de Michel Djotodia, président de transition pour une période de dix-huit mois en principe jusqu’à la tenue de nouvelles élections présidentielle et législatives destinées à doter le pays de nouvelles institutions démocratiques qui lui permettront de retrouver sa place au sein de la communauté internationale où elle a été exclue après la prise du pouvoir de Djotodia le 24 mars.

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