Pourquoi Déby souhaite que “le Safagri soit inscrit dans le lexique africain”

Pourquoi Déby souhaite que “le Safagri soit inscrit dans le lexique africain”

Avec des invités venus de plus de 40 pays du continent, le premier Salon africain de l’agriculture (Safagri) a ouvert ses portes ce mardi à N’Djamena. Et le président Idriss Déby Itno a souhaité que cette expérience se perpétue pour plusieurs raisons.

« Je forme le vœu que le Safagri, ce charmant acronyme, fasse désormais partie de notre lexique dans le continent », a souhaité le président Idriss Déby Itno lors de son mot d’ouverture du premier Salon africain de l’agriculture (Safagri), ce 12 mars, à N’Djamena.

D’autant que, a-t-il expliqué, “les productions agro-sylvo-pastorales occupent une place stratégique et jouent un rôle fondamental dans l’économie des Etats africains”. “L’agriculture, l’élevage et la pêche constituent, en effet, d’excellentes opportunités de développement et ils contribuent notamment à la réalisation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle”, a poursuivi le chef de l’Etat tchadien.

Le cas du Tchad

« Ces secteurs d’activités sont des vecteurs essentiels de lutte contre la pauvreté. Mon pays, le Tchad qui vous accueille aujourd’hui, est un parfait condensé de cette réalité », a rappelé Idriss Déby Itno.

Le président tchadien a alors renseigne : “Le Tchad dispose d’importantes potentialités dans le secteur agricole. La nature a pourvu le pays des terres, des terres riches et fertiles. Les terres arables sont estimées à 39 millions d’hectare, soit 30 % du territoire national. En sus, l’eau pour le travail de la terre est abondante. Dans certaines régions du pays, l’eau se trouve même à fleur du sol. L’élevage, à l’image de l’agriculture, est une importante richesse au regard de la dimension du cheptel national.”

“En effet, le Tchad est une terre d’élevage par excellence. Le cheptel compte plus de 100 millions d’unités de bétail. La pêche constitue également une précieuse richesse à mettre en valeur dans la perspective du développement car les ressources halieutiques sont importantes. Les lacs, les fleuves et les nombreux cours d’eau qui traversent le pays sont des biotopes de prédilection des poissons de diverses espèces”, a poursuivi le président tchadien.

-> Lire aussi : au Safagri, des Tchadiens à la découverte des richesses agricoles d’ici et d’ailleurs

Priorité, développement rural

Et d’ajouter : « Qu’il s’agisse de l’agriculture, de l’élevage ou de la pêche, tout ce potentiel est porté par un important capital humain constitué majoritairement des jeunes et des femmes. Nous comprenons parfaitement pourquoi le développement rural est au centre de nos priorités, comme le prouve le niveau important des investissements qui sont consentis depuis des années dans ce secteur.”

Le Safagri ouvre de meilleures perspectives aux États et aux divers acteurs du secteur agricole.

Idriss Déby Itno, président du Tchad

“Mais force est de relever que le développement de ce secteur est fortement tributaire des aléas de la nature en dépit des actions entreprises sur le terrain en termes d’aménagement hydro-agricole et de mécanisation », a également souligné Idriss Déby Itno.

Pour lui, “la tenue de ce salon de l’agriculture, œuvre conjointe du CILSS et de la République du Tchad, est assurément opportune et ouvre de meilleures perspectives aux États et aux divers acteurs du secteur agricole”.

Cependant, Idriss Déby Itno a déploré le fait que “le Tchad, à l’image des autres pays du Sahel, subit de plein fouet les contrecoups de la dérégulation et de la variabilité climatique”. “Cette situation de grave vulnérabilité compromet les efforts de développement, eu égard à l’insuffisance des productions agricoles et à la faiblesse des revenus des masses paysannes”, a conclu le chef de l’Etat tchadien.

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