Niger : la journaliste-blogueuse Samira Sabou arrêtée

Niger : la journaliste-blogueuse Samira Sabou arrêtée

MEDIAS – Samira Sabou, une influente journaliste-blogueuse nigérienne, a été arrêtée mercredi. Elle est accusée de diffamation dans ses publications sur l’affaire des surfacturations lors d’achats d’équipements militaires pour l’armée nigérienne, selon Amnesty International.    

Dans un communiqué, l’ONG Amnesty International a exprimé son indignation quant à l’arrestation de la journaliste nigérienne Samira Sabou. « Journaliste respectée, elle a fait son travail légitime d’information sur les allégations de surfacturation et de matériel non livré, révélées par l’audit du ministère de la Défense » s’indigne l’ONG.

L’accusation fait référence ‘’à une publication sur Facebook portant sur les personnalités impliquées dans l’affaire“, selon Amnesty. D’après la BBC, la publication du 26 mai, encore visible, accuse un homme d’affaires et ami du fils du président de “capter les marchés du ministère de la Défense au nom du fils du patron.”

L’affaire a fait grand bruit au Niger après la diffusion sur les réseaux sociaux d’extraits d’un rapport d’audit sur ces irrégularités. D’après ces extraits, ces malversations ont causé “un manque à gagner” de plus de 76 milliards FCFA (plus de 115 millions d’euros) pour l’Etat du Niger entre 2017 et 2019. La justice avait annoncé le 8 avril ouvrir une enquête sur l’affaire qui a éclaté en février.

Samira Sabou est présidente de l’Association des blogueurs pour une citoyenneté active (ABCA) et administratrice du site d’information mides-niger.com.

Un commentaire

  1. Katakoré
    14 juin 2020 at 9 h 29 min Répondre

    Qu’un citoyen s’estimant diffamé porte plainte, rien de plus normal a cela. Dans une république démocratique, le respect de la loi est une condition substantielle de la quiétude sociale. Ce respect de la loi est valable a l’égard de tous les citoyens, particulièrement a l’égard de ceux qui sont chargé d’appliquer la loi…
    L’ordonnance n°2010-35 du 04 juin 2010 portant régime de la liberté de presse est- elle encore en vigueur dans notre pays ? En effet, en son article 67, ce texte de loi interdit au juge de placer un journaliste en détention préventive en décernant un mandat de dépôt ou un mandat d’arrêt.
    La question qui se pose est alors celle de la légalité du mandat de dépôt décerné par le juge dans cette affaire. L’avocat de la journaliste ne manquera sans doute pas de saisir les juridictions compétentes pour dire le droit et rétablir le respect dû a la loi.

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