Mali : le Conseil de sécurité décide d’augmenter l’effectif de la MINUSMA à plus de 15.000 Casques bleus

Mali : le Conseil de sécurité décide d’augmenter l’effectif de la MINUSMA à plus de 15.000 Casques bleus

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mercredi une résolution par laquelle il proroge le mandat de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) jusqu’au 30 juin 2017 et augmente l’effectif de la Mission à plus de 15.000 Casques bleus.

Dans cette résolution, les membres du Conseil ont décidé d’augmenter de 2.500 Casques bleus l’effectif de la MINUSMA et de le porter à un maximum de 13.289 militaires (11.240 jusque-là) et 1.920 policiers (1.440 auparavant).

Ils ont également décidé que “la priorité stratégique de la Mission consiste à appuyer la mise en œuvre par le gouvernement, les groupes armés des coalitions Plateforme et Coordination, ainsi que par d’autres parties prenantes maliennes, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali”. Ils ont autorisé la MINUSMA “à utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat, dans les limites de ses capacités et dans ses zones de déploiement”.

Dans sa résolution, le Conseil de sécurité se déclare aussi disposé à envisager des sanctions ciblées contre ceux qui s’emploient à empêcher ou à compromettre la mise en œuvre de l’accord de paix de 2015, ceux qui reprennent les hostilités et violent le cessez-le-feu, ceux qui lancent des attaques contre la MINUSMA et d’autres présences internationales ou entreprennent de les menacer, et ceux qui apportent leur soutien à de telles attaques et entreprises.

S’agissant des capacités de la Mission, le Conseil a exhorté les pays qui fournissent des contingents et du personnel de police à la MINUSMA “à accélérer les procédures d’achat et le déploiement de tout le matériel voulu appartenant aux contingents”. Il a aussi vivement engagé les Etats membres à faire en sorte que les contingents et les effectifs de police disposent des capacités, des formations préalables au déploiement et, le cas échéant, des formations in situ ainsi que du matériel nécessaires.

Dans la résolution adoptée mercredi, les membres du Conseil notent que “la lenteur des progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’Accord, notamment pour ce qui est des dispositions portant sur la défense et la sécurité, ainsi que les retards pris dans la restructuration du secteur de la sécurité, entravent les efforts visant à rétablir la sécurité dans le nord du Mali”.

Ils ont donc exhorté le gouvernement malien, les groupes armés des coalitions Plateforme et Coordination à maintenir un dialogue constructif, “avec la volonté politique ferme et sincère d’accélérer l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali”. Ils les ont aussi exhortés “à prendre en priorité et sans plus tarder les mesures qui s’imposent pour mettre en œuvre les dispositions de l’Accord”.

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