"L'aide au développement de l'UE est essentielle pour gérer des défis communs au Sahel" Mogherini

BRUXELLES, 17 juin (Xinhua) — L’aide au développement est aussi dans l’intérêt de l’Union européenne (UE) pour gérer des défis de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, ainsi que du contrôle des flux migratoires dans la région du Sahel, a affirmé mercredi la chef de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini.

Lors d’une conférence de presse suite à sa rencontre à Bruxelles avec les ministres des Affaires étrangères du G5 Sahel, dont le Malien Abdoulaye Diop, la Mauritanienne Vatma Vall Mint Soueina, la Nigérienne Kané Aïchatou Boulama, le Tchadien Moussa Faki et le Burkinabé Moussa Nébié, Mme Mogherini a reconnu la nécessité d’apporter “des solutions communes” à trois priorités, telles la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, la gestion commune des flux migratoires et la lutte contre les réseaux de trafiquants, ainsi que le changement climatique et le développement durable.

La Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ainsi que vice-présidente de la Commission européenne a plaidé pour “aider et soutenir” les pays de la région du Sahel, “parce que c’est en donnant de l’espoir, des opportunités, de l’emploi à la jeunesse de la région qu’on peut effectivement faire face à ces défis”.

L’UE et le G5 Sahel ont décidé de travailler ensemble d’une façon plus opérationnelle, plus active, passer des plans d’action aux actions concrètes, a-t-elle dit, “il n’y a pas de solution seulement d’un côté de la Méditerranée, il faut une coopération étroite, concrète, et il faut nous aider réciproquement à gérer un défi qui est commun”.

Au nom du G5 Sahel, M. Faki s’est félicité d’une “convergence de vues” entre les deux parties. Les pays du Sahel “se sont engagés, se sont organisés” pour faire face aux défis de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, de la gestion des frontières, ainsi que du développement, a-t-il souligné.

Le G5 Sahel tiendra un sommet à N’Djamena au Tchad pour dérouler un certain nombre d’actions concrètes dans ces domaines, a ajouté M. Faki, réclamant à cette occasion une aide de l’UE au Sahel qui se trouve actuellement “dans une situation humanitaire, politique et sécuritaire très difficile”.

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