La Banque Mondiale prévoit une croissance lente en Afrique sub-saharienne en 2016

La Banque Mondiale a publié les prévisions de la croissance économique de l’Afrique sub-saharienne qu’elle estime à 2,5% en 2016, moins que les 3,0% enregistrés en 2015.

La dernière mise à jour de son rapport sur les Perspectives Economiques Mondiales ont évoqué les prix faibles des marchandises, le durcissement des conditions financières mondiales et les sécheresses dans la région pour justifier cette baisse.

Les prix des marchandises ont connu une reprise modeste en février et en mars, mais sont toujours bas et devraient le rester sur le moyen-terme. La production a continué de baisser chez des exportateurs de marchandises, d’après le rapport de la Banque Mondiale publié jeudi.

Le fardeau que représente la baisse des prix a été exacerbé par la réduction des afflux de capitaux, les prêts bancaires transfrontaliers et les émissions d’obligations baissant également.

“La croissance des investissements devrait ralentir car les gouvernements et les investisseurs ont coupé ou retardé les dépenses dans le contexte de consolidation fiscale”, a expliqué le rapport.

“Une autre baisse des prix du pétrole pourrait faire pression sur les balances fiscales et des comptes des producteurs de pétrole et entraîner plus de coupes dans les dépenses publiques”, a-t-il ajouté.

D’après le rapport, la croissance devrait grimper au Ghana au taux de 5,2% grâce à l’amélioration du sentiment des investisseurs, des nouveaux champs de pétrole et de plus de réseaux électriques fiables.

La Côte d’Ivoire (8,5%) et le Kenya (5,9%) devraient continuer à connaître une croissance solide boostée par les investissements en cours et la production agricole.

La croissance en Zambie devrait rester terne (3,4%) à cause des prix bas du cuivre et des coupures d’électricité.

Le Nigeria devrait afficher une croissance de 0,8%, soit 3,8 points de pourcentage de moins que lors des prévisions de janvier, car les restrictions sur les opérations de change, les pénuries de carburant et la faible production pétrolière pèsent sur l’activité économique, aggravant les effets des prix du pétrole bas.

L’Afrique du Sud ralentit à 0,6%, car la faible confiance des entreprises et les tensions politiques ralentissent la croissance des investissements, et le chômage élevé et la politique monétaire serrée limitent la consommation privée.

L’Angola devrait afficher une croissance de 0,9 % à cause des prix du pétrole bas, d’un climat d’investissement faible et de l’inflation en hausse.

La croissance devrait rester forte au Rwanda (6,8 %) et en Tanzanie (7,2 %) car elle y est soutenue par la demande intérieure.

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